Des livres, des livres et encore des livres. L'imperceptible passage du temps et de la tempête...
jeudi 30 septembre 2010
D comme Debois
lundi 13 septembre 2010
B comme Brasey
samedi 16 mai 2009
Le Chemin des sortilèges
Encore un livre assez court. Et comme toujours, Nathalie Rheims y excelle en matière de mystère.
Le personnage principal, une femme, nous raconte au temps présent la semaine qu'elle passe en compagnie d'un père qui ne l'a jamais reconnue comme sa fille. De mystère en mystère, la jeune femme se psychanalyse, remontant dans son enfance, passant des souvenirs d'un père affecteux mais effacé à ceux qu'elle a du couple étrange que formaient ses parents. De contes de fées en cauchemar, rencontrant en songe les personnes disparues, et celles jamais nées, elle finira par recouvrer la mémoire d'un traumatisme et sera enfin libérée de ses démons.
Un livre simple et rapidement lu, dans lequel on devine des renvois profonds aux contes de fées. Un roman à l'atmosphère étrange, se rapprochant beaucoup de celle de L'Ombre des autres. Avec les éternels motifs chers à Nathalie Rheims : revenants, disparus et la figure pâle d'un père affectueux que la vie a trop éloigné.
mercredi 22 avril 2009
Le Vampire de Ropraz
mardi 17 juin 2008
Top Livres ? Aux places 8 à 10...
jeudi 27 mars 2008
L'Auberge du bout du monde
L'Auberge du bout du monde de Patrick Prugne et Tiburce Oger chez Casterman (mon édition : l'intégrale, chez France Loisirs)
L'écrivain Saint Preux est en voyage, en quête d'un lieu calme où il pourrait retrouver son inspiration fuyante. Il s'arrête dans une petite auberge sur la côte Bretonne. Il va y rencontrer de drôles de petites créatures. L'aubergiste, souffrant, va alors lui conter une histoire incroyable.
Soixante ans auparavant, une jeune fille et un jeune homme traînent sur la côte, toujours ensemble. Et puis, un jour la fille rentre avec sa mère par un passage dans les rochers. Elles sont attaquées, la mère sera retrouvée morte, la fille aura disparue.
Le temps passe P'tit Yann n'oublie pas son Iréna mais s'engage dans la marine. Le père d'Iréna survit tant bien que mal à ce drame. Iréna réapparaît, 10 ans après. Mais elle n'est plus tout à fait la même : étranges pouvoirs de guérison, elle ne parle pas. Une épidémie étrange va frapper le village et seule Iréna pourra le sauver...
Très bonne BD bien que le format de cette édition intégrale fait que l'écriture est assez petite et donc le confort de lecture pas au plus haut niveau. Les dessins et les couleurs s'accordent parfaitement à l'atmosphère de l'histoire. J'aime beaucoup d'ailleurs cette histoire où le fantastique et l'incroyable font irruption dans le réel, par petite touche. Album qui devrait plaire à tous les mordus de Bretagne, de légendes celtiques et autres mystères de sorcellerie.
mercredi 19 mars 2008
Le Treizième conte
jeudi 7 février 2008
samedi 29 décembre 2007
L'étranger de l'hiver
Tu n’aimes pas ce manteau blanc de janvier
Mais tu offres ton visage au froid mordant du vent.
Tu penses à cette créature, cet être, peut-être pas vraiment humain.
Tu te demandais, quelle sorte de créature ce froid annonçait.
Dans le blanc et le gris tu laisses ton esprit s’évader.
Cet hiver est comme ta vie, immense, froid et infini
Mais tu lui offre ton corps, pour tout effacer, tout oublier.
Tu t’imaginais, quelle sorte de créature ce froid annonçait
Et tu t’imaginais, ce que le froid allait apporter.
Et puis, un mardi, en hiver, dans ce même froid, tu le croiseras.
Ce sera un étranger, mais pas comme tous ces étrangers.
Ce sera un étranger, un exilé de sa terre, un oublié de la vie
Et tu le croiseras, et tu sauras le nom de l’étranger de l’hiver.
Tu sauras sa vie et sa douleur
Il saura tes peines et tes regrets
Et il saura ton désert et ta vie.
Et toi, la fille de l’automne
Sœur du vent et de la pluie
Toi, tu aimeras cet étranger de l’hiver
Maître de la nuit, fils du froid
Et lui, l’étranger de l’hiver
Dont le destin est lié aux étoiles
Lui, il t’aimera.
Alors l’étranger de l’hiver
T’enveloppera, étrangère du jour
Et dans ses habits noirs
Laissera vous engloutir le froid.
vendredi 21 décembre 2007
Nathalie Rheims
« Qui es-tu.
Inconnue, étrangère
Présence, absence dans le même instant
Sous quels traits t’incarnes-tu
Ceux d’une blonde aux longs cheveux
Au regard dur et froid
Dans une brune
Aux lèvres rouges et au corps alangui
Sous la rousse chevelure d’une madone
Au visage parfait
Ne laissant place qu’au marbre
Et à la terre
Qui sur nous se refermera »
« Je nous revois tous ensemble, riant dans un halo, lumière claire de l’insouciance, étrangers à la lame de fond qui allait implacablement emporter nos amours les plus proches, métronome aveugle, indifférent à la douceur des jours, je voudrais tant que revienne la tendre lueur de ces instants heureux. Subsister, survivre, surmonter les chagrins et les deuils, se laissant flotter sur la fuite du temps, ne plus penser, ne plus rêver, laisser le monde s’accomplir. »
Les Fleurs du silence
J'aime assez ce qu'elle écrit. Je l'ai découverte en lisant L'Ombre des Autres, titre farmérien au possible... et d'ailleurs Mylène Farmer va tenir le rôle principal dans l'adaptation cinématographique de ce livre...
lundi 17 décembre 2007
Promenade
Chemin qui serpente. Elle est assise. Elle semble attendre, la tête penchée, perdue dans ses pensées ; celles d’une autre vie. Le chemin est envahi par les herbes. Ses pas n’ont laissé aucune trace. Depuis combien de temps est-elle là ? Promeneuse du dimanche ? Fugueuse d’un amour blessé ? Sa peau est grise. Quel cœur a brûlé ses ailes ? Immobile. Assise sur la pierre. Au soleil avec les lézards. Dans la lourdeur de cet après-midi d’été, où un orage se prépare. Chaleur étouffante ; elle serait mieux à l’ombre sur une terrasse avec ses amis.
Une mélopée s’élève. Elle chante.
L’eau et le ciel, je m’y promène
J’y danse même, oiseau sirène…
Un portail grince. Un homme s’approche. Sombre comme une ombre qui bientôt l’enveloppera. Face à elle, il la contemple. Immobilité éternelle. Une larme s’échappe, perdu dans ses pensées ; celles d’instants meilleurs. Ses pas ont écrasés l’herbe du sentier. Visite à son amour perdu. Un cœur aux ailes brûlées. D’un revers de sa main il enlève les feuilles mortes. Ses paroles sont douces. Il dépose des fleurs à ses pieds. Et un poignard maculé. Elles faneront si le gel ne les condamne pas. Vent vif et froid qui glace les larmes. La statue de pierre ne lui répondra pas.
En partant il fredonne.
Pardonne moi pour cet adieu
De ta fenêtre la nuit tu peux, me voir un peu…




