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lundi 16 novembre 2009

Un Roman français

Un Roman français de Frédéric Beigbeder chez Grasset.

Voilà quelques années, j'ai lu L'Amour dure trois ans et un peu plus tard, L'Egoïste romantique. C'était des lectures par "curiosité", parce qu'on parlait beaucoup de Beigbeder. Mon souvenir est flou mais peut-être aussi en avait-on parlé en cours et je voulais comprendre ce qu'on en disait. Je n'ai pas trouvé cette lecture enrichissante. L'auteur, par le biais de ses personnages principaux, avec qui il avait trop de ressemblance pour qu'ils ne soient pas des doubles de lui-même, m'avait paru un gamin snob et capricieux, une sorte d'adulescent jet-setteur... quelqu'un de plutôt anthipathique, mysogyne et profiteur. C'est du moins l'impression qu'il m'en reste.

Et voilà la rentrée littéraire et je me dis "tiens, je pourrais retenter de lire un Beigbeder"... oui mais, la couverture est triste, le titre guère attrayant. Et puis, il reçoit le prix Renaudot et partout dans la presse et l'audiovisuel, on entend la critique dire qu'il y a une évolution. Je prends donc le prétexte de ce prix reçu et me lance dans la lecture d'Un Roman français.

Deux nuits d'insomnies plus tard ( mais là l'auteur n'y est pour rien), je referme cet ouvrage; une lecture si rapide, ça me plais bien. Un c'est que le livre m'a plu; deux c'est qu'il est plutôt court car je ne lis pas vraiment rapidement; trois une agréable sensation que "tout a été dit", il n'y a rien à ajouter à ce texte. Donc, "Oh! Surprise!" Enfin du vrai... non pas que les autres livres ne soient pas vrais... celui-ci est aussi classé dans les romans (?)... mais je veux dire, enfin, ça sonne vrai.

Dans Un Roman français, Beigbeder nous raconte son arrestation dans un quartier chic pour consommation de drogue et comment son enfermement en garde-à-vue l'a fait réfléchir sur sa vie. Comme une claque, lui qui dit ne pas avoir de souvenir d'enfance va, petit à petit, en retrouver une multitude. Une enfance au goût de vent de liberté, pour lui qui est à présent prisonnier. Il nous trace un portrait pudique de sa famille où l'on sent cependant l'attachement plus que l'émoi : enfant d'une famille socialement aisée mais qui connaît les déboires humains de toutes vies : les joies simples de l'enfance au milieu des cousins, tantes, etc., les émois des premières amours, la vie de famille qui doucement se décompose puis se recompose au fil des évènements et des époques. L'histoire d'un homme ordinaire, conditionné par l'histoire de sa famille et son éducation, un homme qui jusqu'à la quarantaine a refusé de grandir... et puis devenu père à son tour, finit par grandir.




A voir aussi : Thé ou Café avec F. Beigbeder (émission du 19 septembre)

vendredi 18 septembre 2009

Fées Divers, la culture féerique

http://feesdivers.fr/

Fées Divers c'est une revue et un e-zine sur le folklore féerique et les contes. Parties d'une association, voici comment ces petites fées du web définissent leur mission :


"La mission que s’est imposée l’association Le Souffle d’Eole en 2004 –et qu’elle s’évertue à remplir depuis lors – est d’étudier le folklore féerique et le conte : une voie enchanteresse et terrifiante pour comprendre l’humanité. Ne cherchant pas à s’en détourner, encore moins à le fuir, nous expérimentons le monde par ce biais avec plus de vertige et de couleurs. Et parce que nous refusons la Féerie que l’on cherche à nous vendre, nous partageons le fruit de nos lectures assidues et de nos réflexions à travers des articles et des sélections multimédias et transgenres d’efforts contemporains aussi bien que de classiques du passé. Nous couvrons les sphères littéraire, musicale, cinématographique, événementielle, et artistique pour vous présenter des ouvrages que nous aimons, et les hommes et les femmes qui chérissent cette féerie et lui rendent hommage. « Vérité folklorique » est le rapprochement de mots qui nous guide. Nous voulons donner une vision dynamique et complète de la féerie, avec le sérieux dû au respect d’un folklore très ancien, mais aussi un art du contre-emploi et de l’humour qui se place dans la modernité."


Leur site internet (et donc e-zine) vient d'être entièrement refondu, dans un style graphique noir et blanc du plus bel effet. Au sommaire (très complet d'ailleurs), des critiques d'ouvrages, des interviews, des compte-rendu d'évènements, etc. Même un who's who pour découvrir au moins les prénoms et domaine de cette fine équipe.

Quant à la revue... "Parce que de cœurs collectionneurs, nous aimons le livre en tant qu’objet vecteur d’âme. Cette revue vous propose un best-of de ce que l’année écoulée a produit de meilleur, un dossier pointu sur une thématique folklorique, des interviews, des nouvelles et des poèmes d’auteurs étrangers peu traduits, mais aussi de jeunes promesses francophones. Fées Divers c’est une revue au format 16×22, d’environ 135 pages avec une couverture couleur, un intérieur n&b illustré de crayonnés qui sort à chaque printemps !"

Voilà qui a de quoi me mettre l'eau à la bouche! J'ai donc trouvé les 3 numéros sur le net (voir article suivant.) Comme je leur l'ai signalé dans un petit commentaire, en commandant ces trois premiers numéros de leur revue, je pensais recevoir un genre de fanzine, simplement agrafé, en noir et blanc sur papier-machine.
"Je ne les ai pas encore lues mais la qualité de l’objet présage déjà d’une bonne qualité de contenu. Moi qui avais été si triste de la disparition des éditions Oxymore, que je vénérais tant pour leur choix d’édition que pour la qualité de leurs collections (je n’aime pas, dans ma bibliothèque personnelle, avoir des collections trop dépareillées, ce qui n’était pas le cas chez Oxymore)… je retrouve donc ici avec votre revue une vraie qualité d’édition, un digne descendant de la collection Emblème!!"


Je les ai feuilletées après avoir posté le commentaire et les articles que j'ai lu ne m'ont pas fait mentir : la qualité tant du contenant que du contenu me donne du baume au coeur. J'ai lu quelques articles un peu tard et n'aurais qu'un tout petit reproche à faire au niveau de l'écriture qui est parfois un peu complexe (mais bon, j'ai lu tard, avec la fatigue, c'est pas toujours évident.) Il ressort en tout cas de ces ouvrages un grand sérieux (mais l'humour n'est pas absent!) C'est pour moi, à priori, une revue de haut niveau. D'ailleurs les critiques trouvées à droite et gauche dans la presse ne disent pas le contraire.
J'ai lu essentiellement les introductions, la rubrique Guide des contes, les poésies et quelques articles de La Gazette de Fairyland.

Les introductions m'ont permis de connaître un peu mieux les auteurs et de comprendre leur but, notamment pour le n°1, un but auquel j'adhère parfaitement : montrer la féerie autrement que par son côté lumineux. J'aime beaucoup Disney et sa mignonne Clochette mais aime tout autant Tim Burton et ses personnages sombres et gothiques.

La rubrique Guide des contes m'a également accrochée. Si, dans le tome 2 il m'a manqué un peu d'extraits des contes en eux-mêmes, le tir a été rectifié avec le tome 3; cette rubrique nous présente les contes de leur première version, souvent plus et cruelles et plus sombres, à la version plus commune que l'on raconte encore à nos enfants. La rubrique décortique également les symboles qui se trouvent dans les contes et qui faisaient, encore à l'époque de nos arrières- grands-parents je l'espère, toute leur valeur.

Les quelques poésies sur lesquelles je me suis arrêtée (lettre de Blanche-Neige au Prince et lettre du Prince à Blanche-Neige) m'ont fait pensé à Neil Gaiman, que m'avait fait découvrir Laurence, à la manière de conte détourné.

Et enfin, la Gazette de Fairyland, pleine d'humour... mais là je ne vous en dis pas plus, je crois qu'une fée est en train me tirer les oreilles...







(chuchotements:)
Hey! Psst!
Allez quand même voir le site!
Et pourquoi pas acheter la revue??

Le Voyage d'hiver

Le Voyage d'hiver d'Amélie Nothomb aux éditions Albin Michel.

J'ai toujours présenté les livres d'Amélie Nothomb comme ceci : il y a deux types de roman chez elle, les "totale-fictions" et les "semi-autobiographiques" (c'est un peu réducteur mais c'est pour faire court.)
Les premiers (Cosmétique de l'ennemi, Biographie de la faim, Le Fait du prince...), n'ont, à priori, pas de rapport direct avec sa vie (notamment son enfance au Japon); les seconds (Stupeur et tremblements, Métaphysique des tubes, Ni d'Ève ni d'Adam...) que j'aime beaucoup moins, sont comme des extraits de sa vie qu'elle romance. Son dernier ouvrage fait partie de mes préférés.

D'abord parce que c'est une "totale-fiction" et ensuite parce que l'action se passe, en partie, dans un aéroport (on se rappellera de ce lieu particulier dans Cosmétique de l'ennemi à la fin époustouflante.)
Le Voyage d'hiver donc se passe dans un aéroport. C'est un homme qui nous raconte son histoire par le biais d'une sorte de carnet intime qu'il est en train d'écrire. En avance sur l'horaire de son vol, il se met donc à la rédaction de ce carnet nous expliquant pourquoi et comment il a rencontré l'écrivain "neuneu" Aliénor et sa belle tutrice Astrolabe, comment il est tombé amoureux de la seconde mais deviendra fou de la présence de la première qui l'empêche de consommer physiquement cet amour. Il va se venger en ne tuant qu'une petite centaine de personne dans un attentat suicide sur la Tour Eiffel.
Un roman comme Amélie Nothomb sait les écrire, avec de l'humour et du farfelu.

samedi 16 mai 2009

Le Chemin des sortilèges

Le Chemin des sortilèges de Nathalie Rheims aux éditions Léo Sheer.

Encore un livre assez court. Et comme toujours, Nathalie Rheims y excelle en matière de mystère.

Le personnage principal, une femme, nous raconte au temps présent la semaine qu'elle passe en compagnie d'un père qui ne l'a jamais reconnue comme sa fille. De mystère en mystère, la jeune femme se psychanalyse, remontant dans son enfance, passant des souvenirs d'un père affecteux mais effacé à ceux qu'elle a du couple étrange que formaient ses parents. De contes de fées en cauchemar, rencontrant en songe les personnes disparues, et celles jamais nées, elle finira par recouvrer la mémoire d'un traumatisme et sera enfin libérée de ses démons.

Un livre simple et rapidement lu, dans lequel on devine des renvois profonds aux contes de fées. Un roman à l'atmosphère étrange, se rapprochant beaucoup de celle de L'Ombre des autres. Avec les éternels motifs chers à Nathalie Rheims : revenants, disparus et la figure pâle d'un père affectueux que la vie a trop éloigné.

mercredi 22 avril 2009

Le Vampire de Ropraz

Le Vampire de Ropraz de Jacques Chessex chez Grasset

En 1903 à Ropraz, dans le Haut-Jorat vaudois, la fille du juge de paix meurt à vingt ans d'une méningite. Un matin, on trouve le couvercle du cercueil soulevé, le corps de la virginale Rosa profané, les membres en partie dévorés. Horreur. Stupéfaction des villages alentour, retour des superstitions, hantise du vampirisme, chacun épiant l'autre au cœur de l'hiver. Puis, à Carrouge et à Ferlens, deux autres profanations sont commises. Il faut désormais un coupable. Ce sera le nommé Favez, un garçon de ferme aux yeux rougis, qu'on a surpris à l'étable. Condamné, emprisonné, soumis à la psychiatrie, on perd sa trace en 1915.

Ce livre, relativement court, part d'un fait réel. On y trouve une ambiance plus dans le genre policière que réellement fantastique, si ce n'est la peur des habitants face à cette menace, à cette soif de sang si hors-normes. Cet ouvrage n'est pas un indispensable mais donne aux passionnés de vampires, une autre vision du mythe à la fois plus cruelle là où Dracula a quelque chose de romantique et à la fois plus réelle et donc effrayante.

lundi 30 mars 2009

Est-ce ainsi que les femmes meurent?

Est-ce ainsi que les femmes meurent? de Didier Decoin chez Grasset.


Mars 1964. Queens, New-York. Une jeune femme, Kitty Genovese, est sauvagement assassinée devant chez elle. Malgré l'heure tardive, les témoins sont nombreux. Tous n'ont pas vu mais beaucoup ont au moins entendu. Les cris. Et pas un, durant la demi-heure d'acharnement du meurtrier, pas un n'a porté secours à la jeune femme.


Ce fait divers, réel, et le procés qui s'en suivit, ont marqué l'Amérique comme une profonde cicatrice. Le syndrome Kitty Genovese : plus il y a de personnes et plus la responsabilité d'agir pour aider est diffuse, reportée sur les autres.
L'horreur de ce crime réside aussi bien dans la personnalité du meurtrier, nécrophile et semblant détaché de tout, usant aussi bien d'arme à feu que d'arme blanche, que dans le contraste entre la joie de vivre de sa victime et la froideur de son bourreau, que dans la lâcheté des voisins.


Didier Decoin a fait de cette affaire un roman. Roman documenté où l'horreur est bien réelle, dosée avec justesse, rien n'est ajouté (c'est assez affreux comme ça, effectivement.) Un roman, tout à fait crédible dont le seul défaut est peut-être de faire oublier un peu les voisins : le monstre est tellement abject de froideur face à ses actes, qu'à l'instar des avocats de l'accusation, l'accent est mis sur lui et efface quelque peu les voisins qui n'ont même pas appelé la police alors que c'est justement leur lâcheté qui a fait de cette affaire autre chose qu'un fait divers.

samedi 27 septembre 2008

Fascination

Fascination de Stephenie Meyer collection Black moon chez Hachette jeunesse.


ENFIN !

Oui, c'est un vrai cri de soulagement. Enfin un livre qui transporte! Ouf, je commençais de désespérer de n'avoir que des "ouais", "bof" ou "pas mal", "pourquoi pas." A relire les articles des mois précédents, un roman ne m'avait pas enthousiasmée autant depuis au moins Mars... et encore!




Fascination, c'est l'histoire de Bella, une lycéenne dont la vie nous semble tout ce qu'il y a de plus banale : parents séparés, mère excentrique et père solitaire. Bella vivait au soleil à Phoenix, avec sa mère et le copain de celle-ci. Et puis, elle décide de déménager (là que commence le roman, elle est à l'aéroport.) et d'aller vivre dans une ville beaucoup plus petite, chez son père... dans un coin au climat triste, froid et pluvieux. Ce qui lui promet une vie plutôt ennuyeuse; mais à Forks, Bella passera moins inaperçue que ce à quoi elle s'attendait (bon elle est très connue parce que son père est chérif aussi...) Elle se fera des ami(e)s et pas mal de prétendants.

Adolescents énigmatiques, Edward Cullen et sa famille (deux soeurs, deux frères...) ont la peau anormalement pâle, une beauté à couper le souffle, sèchent régulièrement les cours, ne mangent pas et se tiennent à l'écart de tous. Bella va s'intéresser d'un peu trop prés au trop beau Edward... Celui-ci se montre lunatique, tantôt la dévisageant avec curiosité tantôt la fuyant ou se montrant agressif. Et puis, un jour il va lui sauver la vie...



Pour ma part, j'ai beaucoup aimé le style de l'auteur. Les émotions sont communiquées sans mots lourds. On voit Bella et Edward se rapprocher, on les voit tomber amoureux avant qu'eux-même ne l'avoue, sans que cela enlève le moindre suspens. C'est une écriture plutôt subtile qui correspond bien aux personnages. Bella, qui se trouve insignifiante n'est pas dénuée d'intelligence. Edward est parfait. Inhumain certes mais parfait. Il a toute les qualités que l'on rêve pour un... ;-)


Bref, ils sont attachants et l'intrigue nous tiens. Même à la fin, on en voudrait encore.
La bonne nouvelle c'est qu'il existe trois tomes (et bientôt 4), respectivement, Fascination, Tentation, Hésitation et en octobre sortira Révélation.

Patience, attendons la suite. (La suite! la suite! la suite!)
Au cinéma prochainement! (Janvier 2009!)

Plus d'infos sur ce film

mercredi 17 septembre 2008

Un après-midi avec Rock Hudson

Un après-midi avec Rock Hudson de Mercedes Deambrosis chez Points Seuil.

Il y a des livres dont on se dit "comment j'ai pu dénicher ça, et où?" C'est le cas de ce petit poche. Où, je ne sais pas mais c'est un cadeau que l'on m'a fait (merci tatie!) Quant à comment... là aussi, mystère!

C'est un après-midi raconté en une centaine de pages. L'après-midi de Dorita et de Carmen. Elles étaient camarades de lycée et ont toutes deux la cinquantaine je crois. La première a tout réussi : mari médecin, bijoux, fourrures, enfants qui ont quittés le nid familial. Carmen, elle, est restée vieille fille, s'occupant des enfants de sa soeur, etc.
Lorsqu'elles se retrouvent cet après-midi là, elles vont simplement boire un café... et de fil en aiguille s'entraîneront dans une drôle de soirée. Carmen ressasse son amour pour un acteur américain, Dorita se montre trop aguichante.

Paraît que c'est un livre drôle. Je cherche encore. Certes ce n'est pas du premier degré mais il y plus de cruauté que d'humour, pour moi, dans ce livre. Un drôle de livre. Les deux femmes sont agaçantes, l'une car trop extériorisée et un peu bourgeoise, l'autre car justement pas assez.
Je ne peux pas dire que j'ai aimé ce livre. Ni que je n'ai pas aimé. C'est encore un ouvrage à classer dans les "qu'en penser ?" C'est cependant à lire, pour voir.

vendredi 1 août 2008

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part...

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part... de Anna Gavalda.


Bon voilà j'ai enfin lu quelque chose d'Anna Gavalda. Ce n'est pas vraiment à mon goût. Pince-sans-rire... on ne sait pas où elle veut nous emmener. Dans ce livre en tout cas : c'est un recueil de nouvelles mais à part que chacune se finit avec quelque chose que l'on pressentait, on se demande ce qu'elle veut dire au final; ce sont des description sans but. Bref. De l'humour? Je ne sais pas. De l'amour? Pas vraiment. Du désabusement (ça se dit ça?!) ? Plutôt oui.

C'est peut-être bien, mais moi je n'ai pas vraiment aimé. Le genre de livre où je dis bof, sais pas quoi en penser.

mercredi 30 juillet 2008

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites de Marc Levy chez Robert Laffont


Julia allait se marier. Mais son père a encore trouvé le moyen d'interférer dans sa vie. Encore car depuis qu'elle est toute petite son père semble prendre un malin plaisir à diriger sa vie et à faire un peu n'importe quoi. Un père trop absent que Julia finira par détester. Jusqu'à ce mariage annulé : son père vient de mourir. A la suite de l'enterrement, Julia découvre chez elle une copie parfaite de son père, un androïde programmé pour passer, si elle le souhaite, 6 jours de vie supplémentaires avec Julia.

Père et fille sarcastiques, ils entament un long voyage qui les emmènera de New-York à Montréal puis à Paris et Berlin. Un voyage sur les traces de l'enfance de Julia qui va redécouvrir ce père qu'elle détestait tant. Un voyage qui lui permettra de retrouver son amour de jeunesse. Toute une mise en scène élaborée par son père pour "réparer" la vie de sa fille.


J'ai eu du mal à me plonger dans ce livre. Les premiers chapitres m'ont semblé longs. Mais lorsque l'héroïne commence à chercher son amour de jeunesse, et surtout lorsqu'elle commence à trouver trace de celui-ci, on accélère la lecture et on veut connaître la fin. Les deux protagonistes principaux sont vraiment "ronchons" et donc un peu énervants.

Ce huitième roman de Marc Levy renoue avec la veine fantastique et romantique. Il n'a pas tant d'humour que Sept jours pour une éternité mais se lit bien. Enfin, on est toujours content de retrouver l'inspecteur Pilguez, aussi brève soit son apparition, ainsi que Mathias et Arthur, dans un clin d'oeil aux romans précédants.

mardi 17 juin 2008

Top Livres ? Aux places 8 à 10...

Il est difficile de donner un top 10 de mes livres préférés... et encore plus difficile de leur donner un ordre; c'est selon le moment.



Les Chroniques de Narnia de Lewis
Le Seigneur des anneaux de Tolkien
L'Ombre des autres de Nathalie Rheims


Narnia donc. Parce que de la fantasy, simple à lire, un monde sympathique et finalement proche de Tolkien.

Le Seigneur des anneaux. Chef-d'oeuvre. Magnifique... bien que la traduction française laisse à désirer je trouve; il faudra d'ailleurs que je me procure la version de chez Bourgois, celle de chez France Loisirs étant encore plus imparfaite! Donc, les elfes, les orcs, un passé révolu, une certaine mélancolie... Pour moi représentatif d'un automne éternel, quelque chose qui me touche. Evidemment j'ai découvert cette oeuvre par les films de Peter Jackson (merci Emilie encore une fois!!!)

Quant à L'Ombre des autres, peut-être moins connu... et bien donc influence/amie de Mylène Farmer, je me suis intéressée à Nathalie Rheims. Ce livre (qui va sortir en film) est pour moi l'un des meilleurs pour ce qui est du suspens. Entre intrigue autour d'une société secrète et apparition de fantôme, on nage dans un univers étrange.

samedi 22 mars 2008

Frères de sang

Frères de sang de Mikaël Ollivier chez J'ai lu jeunesse

Du jour au lendemain Brice, le frère de Martin, se retrouve en prison, accusé de cinq abominables meurtres. Pourtant, la vie des deux frères ne suppose pas qu'ils "tournent" ainsi: grande et riche maison, dans un quartier sécurisé, parents aisés, ils sont aimés de leur famille, ont des amis, etc. La vie de Martin va basculer avec les on-dit. Mais Martin sait que son frère est innocent, malgré les preuves accablantes (vidéos, corps dans le jardin, etc.) et il va le prouver, menant son enquête à l'écart de la Police.

Ce livre policier s'adresse à des plus de 12 ans et est assez vite lu.
Très bien écrit, les mots ont été trouvés pour décrire les sentiments des personnages, leurs impressions, leur état psychologique, etc. Et surtout, est-ce positif ou négatif, pour ma part j'ai apprécié, le jeune homme base son enquête sur la fiction : c'est comme dans les films. Et l'écriture se calque sur le héros : c'est comme dans les films.

mercredi 19 mars 2008

Le Treizième conte

Le Treizième conte de Diane Setterfield chez Plon (mon édition: France Loisirs)

Une histoire de fantôme, de jumelles, de manoir...
C'est l'histoire d'une jeune femme qui partage son temps entre la librairie de livres anciens de son père et l'écriture de biographies. C'est l'histoire de cette jeune femme, que la découverte d'un secret de famille a éloigné de sa mère. Margaret Léa.

Un jour, elle reçoit une lettre étrange de la part d'une femme tout aussi étrange, Vida Winter. Mais Vida Winter n'est pas n'importe qui, elle est l'auteur de best-sellers, connue et adorée de beaucoup. D'ailleurs, toutes personnes l'ayant interrogée sur sa vie et son passé se sont heurtées à des histoires abracabrantesques et surtout différentes à chaque fois.
Margaret va accepter la demande de l'auteur : mettre par écrit sa vie, son véritable passé ; elle va l'écouter pendant de longs mois ; elle va enquêter sur ce passé étrange. Elles finiront par se vouer une réelle affection. La vieille dame lui révèlera, par un courrier à ouvrir après sa mort, le treizième conte, titre éponyme d'un étrange recueil de douze nouvelles. Et finalement, la vraie vie de Vida Winter était aussi passionnante et fantasque que peuvent l'être ses romans.


Note positive pour ce livre à mi-chemin entre le fantastique et le roman d'investigation. L'essence de ce roman tient dans le défi de Margaret à écouter et retranscrire la vie de Vida doublé de sa quête personnelle : rencontrer sa jumelle (siamoise), morte à leur naissance.

lundi 18 février 2008

Babelio et Masse Critique

Alors si j'ai bien tout compris, c'est l'histoire de trois ours qui voulaient discuter de livres et faire lire le monde...
"Babelio est un nouveau site destiné aux amateurs de livres en tous genres. Il vous permet de créer une bibliothèque virtuelle pour classer et partager vos lectures favorites"
http://www.babelio.com/index.php

Mais Babelio c'est aussi Masse critique
http://babelio.wordpress.com/page/2/

Donc, j'ai eu la grande chance d'être sélectionnée pour deux ouvrages pour la seconde édition de Masse critique...

Rendez-vous d'ici quelques temps pour les critiques! Zut, y'avait la dédicace de la BD que je vais recevoir! :-(

mardi 22 janvier 2008

La Mécanique du Coeur


La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu aux éditions Flammarion


Il y a peu de temps, je me baladais en librairie quand une couverture a attirée mon regard. Première pensée: Tim Burton aurait-il écrit un roman? Après tout ce n'était pas si bête, il y a bien déjà La Triste Fin du petit Enfant Huître et Autres histoires donc... et puis une couverture comme celle-ci, noire, grise et blanche, avec des étoiles et des personnages comme des pantins. Mais ce n'était pas un Tim Burton, c'était Mathias Malzieu. Quelques temps plus tard je cédais à la tentation et achetais cette merveille.
Je ne savais pas grand chose alors. Ni que l'auteur était le chanteur du groupe Dionysos (que je ne connais que de nom d'ailleurs, mais vais aller voir ce qu'ils chantent), ni qu'Olivia Ruiz, chanteuse que j'apprécie, était mêlée à cette affaire.

Outre la couverture, l'histoire m'a fait penser à du Burton: un petit garçon, qui s'appelle... Jack (encore un!) un pays froid (l'Ecosse), une atmosphère étrange... C'était un nouveau Sleepy hollow ou un Edward aux mains d'argent... Et puis, il me semble bien avoir vu une critique de l'ouvrage dire qu'il y avait bien une ressemblance à Burton... Donc je cédais.




La Mécanique du coeur est un ouvrage plutôt universel: derrière une histoire rocambolesque, des petites leçons de vie sur l'amour et la mort, la fragilité des êtres, leur inconstance, leurs sentiments, le temps qui passe.
Pour ceux qui ne l'ont pas lu c'est l'histoire de Jack, un petit garçon au coeur défaillant. Madeleine, une vieille femme que l'on prend pour une sorcière, sage-femme des prostituées, le recueille et greffe sur son coeur une horloge. Jack va entreprendre un long voyage, l'aventure de sa vie, pour retrouver une petite chanteuse entrevue alors qu'il avait 10 ans. Leurs différences, leurs particularités vont tour à tour les rapprocher puis les éloigner.
C'est un conte et je ne trouve pas sa fin particulièrement heureuse mais plutôt très mélancolique. C'est cependant un beau conte, où le prince charmant est un petit bonhomme, peu sûr de lui, tout en fragilité et très rêveur comme le paraissent rarement les princes, les hommes. C'est un peu ce que devient, je pense, l'homme moderne, en prenant conscience de sa fragilité et de sa maladresse. Aussi en commençant à comprendre, comme le héros, que lorsqu'il s'agit d'amour, faire de son mieux n'est pas suffisant, qu'il faut d'abord comprendre l'autre en se mettant réellement à sa place, faire disparaître toute trace d'égoïsme... et que lorsqu'une catastrophe est amorcée, plus rien ne peut lui faire faire demi-tour. Ce que j'appelle l'amour absolu et qui est impossible à attraper: faire disparaître toute trace d'égoïsme, ne pas aimer pour être aimé mais simplement pour donner ("sans rien attendre en retour" si ça vous rappelle une chanson.)

" Ton coeur n'est qu'une prothèse, il est plus fragile qu'un coeur normal et ce sera toujours ainsi. Les émotions ne sont pas aussi bien filtrées par les mécanismes de l'horloge qu'elles le seraient par les tissus. Il faut vraiment que tu sois très prudent. Ce qui s'est passé en ville quand tu as vu cette petite chanteuse confirme ce que je craignais: l'amour est trop dangereux pour toi."

lundi 7 janvier 2008

Harry Potter

Ah et bien! J'ai presque failli oublier de vous en parler!

Comme beaucoup de monde, voilà maintenant 10 ans, j'entendais parler d'un certain sorcier qui attirait les foules en librairie. Mais à l'époque je n'étais pas aussi mordue de livre... j'avais 13 ans et la vie c'était le collège... et le collège. Et puis, ma chère maman, qui aime les livres mais n'a jamais le temps d'en lire un seul, nous a offert, à mon frère et moi, les trois premier tomes, version poche (c'était donc quelques années plus tard puisque il y a bien un an entre la sortie d'un livre et sa sortie en poche.) Alors moi aussi je me suis laissée embarquer.

Histoire assez originale... si on n'a pas lu L'île des sorciers de Anthony Horrowitz... car lui n'a pas eu la notoriété et n'a pas fait le tapage d'un Harry Potter. Cette histoire en 2 tomes, antérieure à celle de J. K. Rowling lui ressemble fortement et est certainement aussi bonne (quoi que beaucoup plus courte) mais peut paraître médiocre, par le simple fait qu'elle n'a pas eu la même notoriété. Ce cher Horrowitz devait être en avance sur son temps.

Car en effet, je pense que si les aventures du jeune fou à lunettes ont fait un tabac, c'est à cause de "l'air du temps". Les premiers tomes sortent en 98, cette fin de siècle qui ne déroge pas à la règle et a fait naître, chez plusieurs générations, notamment littéraire et artistique, ce fameux Spleen à la Baudelaire. Et quoi de mieux pour y échapper que de se plonger dans un univers féerique? Féerique mais pas sans danger. De quoi s'évader en donnant des frissons. Et un goût de réalité très bien géré. Le début de l'histoire est somme toute banale: Harry est un petit garçon orphelin, recueilli par son oncle et sa tante, tout deux pas très sympathiques... l'histoire ne pouvait paraître plus réelle. Et puis tout à coup débarquent un semi-géant, un quai de gare invisible, une moto volante, etc. Et qu'est-ce qui attire les plus jeunes alors? Je ne sais pas trop mais Harry est quand même l'idole rêvée de nos cadets: un pauvre orphelin qui se révèle être un garçon exceptionnel, grand sorcier, bagarre de magie, supers copains... et pour nos ados, romance en vue. Goldorak et son monde impossible de robot peut retourner au vestiaire!

Je reconnais que je suis vraiment tombée dedans. A fond. Cependant je ne suis pas pleinement satisfaite de la tournure qu'a pu prendre l'histoire. Le fait qu'elle paraisse en plusieurs tomes fait certes que l'on évolue avec elle... le premier tome, explicitement pour les enfants (si si, relisez-le) et puis Harry grandit, l'histoire se fait plus longue, plus complexe (mon dieu cette histoire de retourneur de temps! Combien de personnes m'ont demandé de leur expliquer!) et plus sombre. Et l'on aurait pu présager une fin grandiose. Comme l'on dit dans certains milieux littéraires un peu dédaigneux, c'est du Disney. Je n'ai absolument rien contre les histoires de Disney, c'est une autre féerie... mais pourquoi (si vous n'avez pas lu le dernier tome, ne lisez pas la fin de l'article) pourquoi donc nous avoir donné une fin "et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants"!?? Le côté un peu trop angélique du héros ("c'est moi le gentil Potter et toi t'es le méchant Voldemort, et j'ai même pas peur") était pourtant bien balancé par l'ambiguïté d'autres personnages comme Black et sa folie, Rogue et son rôle d'espion ou encore les Malefoy, des méchants qui sont plus bêtes que méchants. Mais J. K. Rowling nous balance une fin un peu Chamallow... Rogue n'a pas une fin grandiose, il se fait juste attaquer par un serpent énorme et ne fuit pas parce qu'il est bloqué par la peur (Rogue avoir peur? C'est une blague?!) Evidemment Neville Longdubat rachète toute sa maladresse en tuant le serpent (Neville venge Rogue alors qu'il avait si peur de lui.) Et bien sûr, ce brave petit héros est sauvé (et puis, il sauve tout le monde) et aucun des trois personnages principaux ne meurent. Ron finit de manière très prévisible avec Hermione et Harry avec Ginny. Les très mauvaises langues pourront en faire un remake des Feux de l'amour! Et puis, le si terrible seigneur des ténèbres fini aussi bêtement? Et c'est quoi cette histoire de ternir l'image de Dumbledore qui aurait pu tenir un rôle bien reconnaissable en fantasy, celui du très vieux, très sage mais vulnérable mage? Il aurait pu être un Gandalf... je crois qu'à force de vouloir éviter des personnages manichéens, l'auteur en a trop fait.

J'ai l'air comme ça de taper énormément sur le dernier tome. Pourtant il est en soi pas mauvais, il tient en haleine et on ne peut pas s'arrêter avant de "savoir". Il est simplement terni par cette fin qui explique toute l'aventure sans réellement la clôturer et nous laisse sur notre faim. On en voudrait encore. Cela restera quand même une saga formidable soutenue si besoin est par des films assez différents les uns des autres mais au casting on ne peut plus extraordinaire.
Harry Potter, LA saga de la fin de siècle. Quand même.

dimanche 30 décembre 2007

Un Visage pour l'éternité

Un Visage pour l'éternité de C.S.Lewis aux éditions Le livre de poche


Un visage pour l'éternité reprend et transforme le mythe de Psyché. Je l'ai fini hier soir. Tentée par sa couverture et par le nom de l'auteur, ainsi que par les critiques au dos du livre, je pensais lire une fin grandiose. Mais justement, seule la fin est lourde.

Je trouve le procédé original. La reine d'une société médiévale "barbare", élevée par un esclave grec, nous conte l'histoire. C'est une femme laide mais tout à fait empreinte de ce que doit être une femme, qui sait comment se comporter selon son rang de femme. Elle a écrit ce livre, en le construisant comme un procès contre les Dieux: elle y retranscrit sa vie, l'arrivée de l'esclave grec (le Renard), celle de Psyché, sa prise de pouvoir, etc. L'histoire en elle-même je ne vous en dit rien. Mais la fin se veut un peu (beaucoup?) philosophique, se basant sur les idées de sagesse de Socrate: la fantasy et le mysticisme des visions de la reine en est étouffée, la fin tombe un peu à plat.

Note positive quand même pour cet ouvrage peu connu de l'auteur des Chroniques de Narnia, qui a eu l'idée sympathique du récit d'une femme laide, sans nous faire trop ressentir de pitié mais comme si elle était une femme banale.


A la fin du livre, on trouve ce commentaire intéressant:
"[...] Cette réinterprétation d'un mythe ancien a toujours cheminé dans l'esprit de son auteur depuis qu'il était jeune étudiant, prenant consistance et densité avec les années. Ainsi pourrait-on dire qu'il a travaillé à cette oeuvre la plus grande partie de sa vie. Récemment, la version définitive se présenta d'elle-même et les thèmes s'enchaînèrent tout à coup: l'évocation directe d'un royaume barbare, la psychologie d'une femme laide, et d'un double conflit: celui qui oppose entre eux une obscure idolâtrie et un pâle rationalisme, et celui qui les oppose tous deux à la vision; et un dernier thème: la dévastation qu'une vocation, ou même une foi, entraîne dans la vie humaine."

vendredi 21 décembre 2007

Nathalie Rheims

« Souvent, près de toi, je restais silencieuse pour n’avoir à te poser cette question qui desséchait les miennes, persuadées que ce non-dit était peut-être le nœud de notre indestructible lien. »

« Qui es-tu.
Inconnue, étrangère
Présence, absence dans le même instant
Sous quels traits t’incarnes-tu
Ceux d’une blonde aux longs cheveux
Au regard dur et froid
Dans une brune
Aux lèvres rouges et au corps alangui
Sous la rousse chevelure d’une madone
Au visage parfait
Ne laissant place qu’au marbre
Et à la terre
Qui sur nous se refermera »

« Je nous revois tous ensemble, riant dans un halo, lumière claire de l’insouciance, étrangers à la lame de fond qui allait implacablement emporter nos amours les plus proches, métronome aveugle, indifférent à la douceur des jours, je voudrais tant que revienne la tendre lueur de ces instants heureux. Subsister, survivre, surmonter les chagrins et les deuils, se laissant flotter sur la fuite du temps, ne plus penser, ne plus rêver, laisser le monde s’accomplir. »

Les Fleurs du silence



J'aime assez ce qu'elle écrit. Je l'ai découverte en lisant L'Ombre des Autres, titre farmérien au possible... et d'ailleurs Mylène Farmer va tenir le rôle principal dans l'adaptation cinématographique de ce livre...

mardi 18 décembre 2007

Pfff

Pfff de Yann Fastier aux éditions du Poisson soluble

Ce petit album carré est d'une belle originalité: dans les nuances de gris (du noir au blanc), agrémentées de jaune, il nous raconte l'histoire d'une petite bougie, de sa première allumette à sa dernière fumée. C'est un album sans texte qui permet de créer ses propres histoires et d'aborder avec les plus petits les thèmes des saisons, des âges, de l'amour, de la mort... Un album d'ombre et de lumière.

mardi 11 décembre 2007

Extraits Nancy Huston

"Mais depuis que le monde est monde, la plus grande partie des passions humaines a tourné autour de choses inexistantes. […] Ces êtres vivent et vibrent en nous, agissent sur nous, influencent nos gestes, nos pensées, nos états d'âme… Les morts sont les invisibles, mais ils ne sont pas les absents… comment peut-on être assez bête pour croire qu'ils n'ont pas d'importance? "

Instruments des ténèbres