Des livres, des livres et encore des livres. L'imperceptible passage du temps et de la tempête...
lundi 16 novembre 2009
Un Roman français
vendredi 18 septembre 2009
Fées Divers, la culture féerique
Fées Divers c'est une revue et un e-zine sur le folklore féerique et les contes. Parties d'une association, voici comment ces petites fées du web définissent leur mission :
"Je ne les ai pas encore lues mais la qualité de l’objet présage déjà d’une bonne qualité de contenu. Moi qui avais été si triste de la disparition des éditions Oxymore, que je vénérais tant pour leur choix d’édition que pour la qualité de leurs collections (je n’aime pas, dans ma bibliothèque personnelle, avoir des collections trop dépareillées, ce qui n’était pas le cas chez Oxymore)… je retrouve donc ici avec votre revue une vraie qualité d’édition, un digne descendant de la collection Emblème!!"
Les introductions m'ont permis de connaître un peu mieux les auteurs et de comprendre leur but, notamment pour le n°1, un but auquel j'adhère parfaitement : montrer la féerie autrement que par son côté lumineux. J'aime beaucoup Disney et sa mignonne Clochette mais aime tout autant Tim Burton et ses personnages sombres et gothiques.
Le Voyage d'hiver
samedi 16 mai 2009
Le Chemin des sortilèges
Encore un livre assez court. Et comme toujours, Nathalie Rheims y excelle en matière de mystère.
Le personnage principal, une femme, nous raconte au temps présent la semaine qu'elle passe en compagnie d'un père qui ne l'a jamais reconnue comme sa fille. De mystère en mystère, la jeune femme se psychanalyse, remontant dans son enfance, passant des souvenirs d'un père affecteux mais effacé à ceux qu'elle a du couple étrange que formaient ses parents. De contes de fées en cauchemar, rencontrant en songe les personnes disparues, et celles jamais nées, elle finira par recouvrer la mémoire d'un traumatisme et sera enfin libérée de ses démons.
Un livre simple et rapidement lu, dans lequel on devine des renvois profonds aux contes de fées. Un roman à l'atmosphère étrange, se rapprochant beaucoup de celle de L'Ombre des autres. Avec les éternels motifs chers à Nathalie Rheims : revenants, disparus et la figure pâle d'un père affectueux que la vie a trop éloigné.
mercredi 22 avril 2009
Le Vampire de Ropraz
lundi 30 mars 2009
Est-ce ainsi que les femmes meurent?
samedi 27 septembre 2008
Fascination
Plus d'infos sur ce film
mercredi 17 septembre 2008
Un après-midi avec Rock Hudson
vendredi 1 août 2008
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part...
Bon voilà j'ai enfin lu quelque chose d'Anna Gavalda. Ce n'est pas vraiment à mon goût. Pince-sans-rire... on ne sait pas où elle veut nous emmener. Dans ce livre en tout cas : c'est un recueil de nouvelles mais à part que chacune se finit avec quelque chose que l'on pressentait, on se demande ce qu'elle veut dire au final; ce sont des description sans but. Bref. De l'humour? Je ne sais pas. De l'amour? Pas vraiment. Du désabusement (ça se dit ça?!) ? Plutôt oui.
C'est peut-être bien, mais moi je n'ai pas vraiment aimé. Le genre de livre où je dis bof, sais pas quoi en penser.
mercredi 30 juillet 2008
Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites
mardi 17 juin 2008
Top Livres ? Aux places 8 à 10...
samedi 22 mars 2008
Frères de sang
Du jour au lendemain Brice, le frère de Martin, se retrouve en prison, accusé de cinq abominables meurtres. Pourtant, la vie des deux frères ne suppose pas qu'ils "tournent" ainsi: grande et riche maison, dans un quartier sécurisé, parents aisés, ils sont aimés de leur famille, ont des amis, etc. La vie de Martin va basculer avec les on-dit. Mais Martin sait que son frère est innocent, malgré les preuves accablantes (vidéos, corps dans le jardin, etc.) et il va le prouver, menant son enquête à l'écart de la Police.
Ce livre policier s'adresse à des plus de 12 ans et est assez vite lu.
Très bien écrit, les mots ont été trouvés pour décrire les sentiments des personnages, leurs impressions, leur état psychologique, etc. Et surtout, est-ce positif ou négatif, pour ma part j'ai apprécié, le jeune homme base son enquête sur la fiction : c'est comme dans les films. Et l'écriture se calque sur le héros : c'est comme dans les films.
mercredi 19 mars 2008
Le Treizième conte
lundi 18 février 2008
Babelio et Masse Critique
"Babelio est un nouveau site destiné aux amateurs de livres en tous genres. Il vous permet de créer une bibliothèque virtuelle pour classer et partager vos lectures favorites"
http://www.babelio.com/index.php
Mais Babelio c'est aussi Masse critique
http://babelio.wordpress.com/page/2/
Donc, j'ai eu la grande chance d'être sélectionnée pour deux ouvrages pour la seconde édition de Masse critique...
Rendez-vous d'ici quelques temps pour les critiques! Zut, y'avait la dédicace de la BD que je vais recevoir! :-(
mardi 22 janvier 2008
La Mécanique du Coeur
La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu aux éditions Flammarion
Il y a peu de temps, je me baladais en librairie quand une couverture a attirée mon regard. Première pensée: Tim Burton aurait-il écrit un roman? Après tout ce n'était pas si bête, il y a bien déjà La Triste Fin du petit Enfant Huître et Autres histoires donc... et puis une couverture comme celle-ci, noire, grise et blanche, avec des étoiles et des personnages comme des pantins. Mais ce n'était pas un Tim Burton, c'était Mathias Malzieu. Quelques temps plus tard je cédais à la tentation et achetais cette merveille.
Je ne savais pas grand chose alors. Ni que l'auteur était le chanteur du groupe Dionysos (que je ne connais que de nom d'ailleurs, mais vais aller voir ce qu'ils chantent), ni qu'Olivia Ruiz, chanteuse que j'apprécie, était mêlée à cette affaire.
Outre la couverture, l'histoire m'a fait penser à du Burton: un petit garçon, qui s'appelle... Jack (encore un!) un pays froid (l'Ecosse), une atmosphère étrange... C'était un nouveau Sleepy hollow ou un Edward aux mains d'argent... Et puis, il me semble bien avoir vu une critique de l'ouvrage dire qu'il y avait bien une ressemblance à Burton... Donc je cédais.
La Mécanique du coeur est un ouvrage plutôt universel: derrière une histoire rocambolesque, des petites leçons de vie sur l'amour et la mort, la fragilité des êtres, leur inconstance, leurs sentiments, le temps qui passe.
Pour ceux qui ne l'ont pas lu c'est l'histoire de Jack, un petit garçon au coeur défaillant. Madeleine, une vieille femme que l'on prend pour une sorcière, sage-femme des prostituées, le recueille et greffe sur son coeur une horloge. Jack va entreprendre un long voyage, l'aventure de sa vie, pour retrouver une petite chanteuse entrevue alors qu'il avait 10 ans. Leurs différences, leurs particularités vont tour à tour les rapprocher puis les éloigner.
C'est un conte et je ne trouve pas sa fin particulièrement heureuse mais plutôt très mélancolique. C'est cependant un beau conte, où le prince charmant est un petit bonhomme, peu sûr de lui, tout en fragilité et très rêveur comme le paraissent rarement les princes, les hommes. C'est un peu ce que devient, je pense, l'homme moderne, en prenant conscience de sa fragilité et de sa maladresse. Aussi en commençant à comprendre, comme le héros, que lorsqu'il s'agit d'amour, faire de son mieux n'est pas suffisant, qu'il faut d'abord comprendre l'autre en se mettant réellement à sa place, faire disparaître toute trace d'égoïsme... et que lorsqu'une catastrophe est amorcée, plus rien ne peut lui faire faire demi-tour. Ce que j'appelle l'amour absolu et qui est impossible à attraper: faire disparaître toute trace d'égoïsme, ne pas aimer pour être aimé mais simplement pour donner ("sans rien attendre en retour" si ça vous rappelle une chanson.)
" Ton coeur n'est qu'une prothèse, il est plus fragile qu'un coeur normal et ce sera toujours ainsi. Les émotions ne sont pas aussi bien filtrées par les mécanismes de l'horloge qu'elles le seraient par les tissus. Il faut vraiment que tu sois très prudent. Ce qui s'est passé en ville quand tu as vu cette petite chanteuse confirme ce que je craignais: l'amour est trop dangereux pour toi."
lundi 7 janvier 2008
Harry Potter
Comme beaucoup de monde, voilà maintenant 10 ans, j'entendais parler d'un certain sorcier qui attirait les foules en librairie. Mais à l'époque je n'étais pas aussi mordue de livre... j'avais 13 ans et la vie c'était le collège... et le collège. Et puis, ma chère maman, qui aime les livres mais n'a jamais le temps d'en lire un seul, nous a offert, à mon frère et moi, les trois premier tomes, version poche (c'était donc quelques années plus tard puisque il y a bien un an entre la sortie d'un livre et sa sortie en poche.) Alors moi aussi je me suis laissée embarquer.
Histoire assez originale... si on n'a pas lu L'île des sorciers de Anthony Horrowitz... car lui n'a pas eu la notoriété et n'a pas fait le tapage d'un Harry Potter. Cette histoire en 2 tomes, antérieure à celle de J. K. Rowling lui ressemble fortement et est certainement aussi bonne (quoi que beaucoup plus courte) mais peut paraître médiocre, par le simple fait qu'elle n'a pas eu la même notoriété. Ce cher Horrowitz devait être en avance sur son temps.
Car en effet, je pense que si les aventures du jeune fou à lunettes ont fait un tabac, c'est à cause de "l'air du temps". Les premiers tomes sortent en 98, cette fin de siècle qui ne déroge pas à la règle et a fait naître, chez plusieurs générations, notamment littéraire et artistique, ce fameux Spleen à la Baudelaire. Et quoi de mieux pour y échapper que de se plonger dans un univers féerique? Féerique mais pas sans danger. De quoi s'évader en donnant des frissons. Et un goût de réalité très bien géré. Le début de l'histoire est somme toute banale: Harry est un petit garçon orphelin, recueilli par son oncle et sa tante, tout deux pas très sympathiques... l'histoire ne pouvait paraître plus réelle. Et puis tout à coup débarquent un semi-géant, un quai de gare invisible, une moto volante, etc. Et qu'est-ce qui attire les plus jeunes alors? Je ne sais pas trop mais Harry est quand même l'idole rêvée de nos cadets: un pauvre orphelin qui se révèle être un garçon exceptionnel, grand sorcier, bagarre de magie, supers copains... et pour nos ados, romance en vue. Goldorak et son monde impossible de robot peut retourner au vestiaire!
Je reconnais que je suis vraiment tombée dedans. A fond. Cependant je ne suis pas pleinement satisfaite de la tournure qu'a pu prendre l'histoire. Le fait qu'elle paraisse en plusieurs tomes fait certes que l'on évolue avec elle... le premier tome, explicitement pour les enfants (si si, relisez-le) et puis Harry grandit, l'histoire se fait plus longue, plus complexe (mon dieu cette histoire de retourneur de temps! Combien de personnes m'ont demandé de leur expliquer!) et plus sombre. Et l'on aurait pu présager une fin grandiose. Comme l'on dit dans certains milieux littéraires un peu dédaigneux, c'est du Disney. Je n'ai absolument rien contre les histoires de Disney, c'est une autre féerie... mais pourquoi (si vous n'avez pas lu le dernier tome, ne lisez pas la fin de l'article) pourquoi donc nous avoir donné une fin "et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants"!?? Le côté un peu trop angélique du héros ("c'est moi le gentil Potter et toi t'es le méchant Voldemort, et j'ai même pas peur") était pourtant bien balancé par l'ambiguïté d'autres personnages comme Black et sa folie, Rogue et son rôle d'espion ou encore les Malefoy, des méchants qui sont plus bêtes que méchants. Mais J. K. Rowling nous balance une fin un peu Chamallow... Rogue n'a pas une fin grandiose, il se fait juste attaquer par un serpent énorme et ne fuit pas parce qu'il est bloqué par la peur (Rogue avoir peur? C'est une blague?!) Evidemment Neville Longdubat rachète toute sa maladresse en tuant le serpent (Neville venge Rogue alors qu'il avait si peur de lui.) Et bien sûr, ce brave petit héros est sauvé (et puis, il sauve tout le monde) et aucun des trois personnages principaux ne meurent. Ron finit de manière très prévisible avec Hermione et Harry avec Ginny. Les très mauvaises langues pourront en faire un remake des Feux de l'amour! Et puis, le si terrible seigneur des ténèbres fini aussi bêtement? Et c'est quoi cette histoire de ternir l'image de Dumbledore qui aurait pu tenir un rôle bien reconnaissable en fantasy, celui du très vieux, très sage mais vulnérable mage? Il aurait pu être un Gandalf... je crois qu'à force de vouloir éviter des personnages manichéens, l'auteur en a trop fait.
J'ai l'air comme ça de taper énormément sur le dernier tome. Pourtant il est en soi pas mauvais, il tient en haleine et on ne peut pas s'arrêter avant de "savoir". Il est simplement terni par cette fin qui explique toute l'aventure sans réellement la clôturer et nous laisse sur notre faim. On en voudrait encore. Cela restera quand même une saga formidable soutenue si besoin est par des films assez différents les uns des autres mais au casting on ne peut plus extraordinaire.
Harry Potter, LA saga de la fin de siècle. Quand même.
dimanche 30 décembre 2007
Un Visage pour l'éternité
Un visage pour l'éternité reprend et transforme le mythe de Psyché. Je l'ai fini hier soir. Tentée par sa couverture et par le nom de l'auteur, ainsi que par les critiques au dos du livre, je pensais lire une fin grandiose. Mais justement, seule la fin est lourde.
Je trouve le procédé original. La reine d'une société médiévale "barbare", élevée par un esclave grec, nous conte l'histoire. C'est une femme laide mais tout à fait empreinte de ce que doit être une femme, qui sait comment se comporter selon son rang de femme. Elle a écrit ce livre, en le construisant comme un procès contre les Dieux: elle y retranscrit sa vie, l'arrivée de l'esclave grec (le Renard), celle de Psyché, sa prise de pouvoir, etc. L'histoire en elle-même je ne vous en dit rien. Mais la fin se veut un peu (beaucoup?) philosophique, se basant sur les idées de sagesse de Socrate: la fantasy et le mysticisme des visions de la reine en est étouffée, la fin tombe un peu à plat.
Note positive quand même pour cet ouvrage peu connu de l'auteur des Chroniques de Narnia, qui a eu l'idée sympathique du récit d'une femme laide, sans nous faire trop ressentir de pitié mais comme si elle était une femme banale.
A la fin du livre, on trouve ce commentaire intéressant:
"[...] Cette réinterprétation d'un mythe ancien a toujours cheminé dans l'esprit de son auteur depuis qu'il était jeune étudiant, prenant consistance et densité avec les années. Ainsi pourrait-on dire qu'il a travaillé à cette oeuvre la plus grande partie de sa vie. Récemment, la version définitive se présenta d'elle-même et les thèmes s'enchaînèrent tout à coup: l'évocation directe d'un royaume barbare, la psychologie d'une femme laide, et d'un double conflit: celui qui oppose entre eux une obscure idolâtrie et un pâle rationalisme, et celui qui les oppose tous deux à la vision; et un dernier thème: la dévastation qu'une vocation, ou même une foi, entraîne dans la vie humaine."
vendredi 21 décembre 2007
Nathalie Rheims
« Qui es-tu.
Inconnue, étrangère
Présence, absence dans le même instant
Sous quels traits t’incarnes-tu
Ceux d’une blonde aux longs cheveux
Au regard dur et froid
Dans une brune
Aux lèvres rouges et au corps alangui
Sous la rousse chevelure d’une madone
Au visage parfait
Ne laissant place qu’au marbre
Et à la terre
Qui sur nous se refermera »
« Je nous revois tous ensemble, riant dans un halo, lumière claire de l’insouciance, étrangers à la lame de fond qui allait implacablement emporter nos amours les plus proches, métronome aveugle, indifférent à la douceur des jours, je voudrais tant que revienne la tendre lueur de ces instants heureux. Subsister, survivre, surmonter les chagrins et les deuils, se laissant flotter sur la fuite du temps, ne plus penser, ne plus rêver, laisser le monde s’accomplir. »
Les Fleurs du silence
J'aime assez ce qu'elle écrit. Je l'ai découverte en lisant L'Ombre des Autres, titre farmérien au possible... et d'ailleurs Mylène Farmer va tenir le rôle principal dans l'adaptation cinématographique de ce livre...
mardi 18 décembre 2007
Pfff
Ce petit album carré est d'une belle originalité: dans les nuances de gris (du noir au blanc), agrémentées de jaune, il nous raconte l'histoire d'une petite bougie, de sa première allumette à sa dernière fumée. C'est un album sans texte qui permet de créer ses propres histoires et d'aborder avec les plus petits les thèmes des saisons, des âges, de l'amour, de la mort... Un album d'ombre et de lumière.
mardi 11 décembre 2007
Extraits Nancy Huston
Instruments des ténèbres