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vendredi 25 février 2011

DinoFabulo au temps des dragons

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'une manifestation, mais bien sûr autour du livre. Il s'agit d'un salon du livre jeunesse qui a eu lieu, pour la troisième année consécutive, les 18, 19 et 20 février dernier à Gannat (03)

Ce salon du livre donc s'appelle DinoFabulo, est organisé par la municipalité de Gannat (et sa médiathèque donc) en étroite collaboration avec le Rotary Club. Le thème  spécifique de cette année était les Dragons. 
Le salon se déroule sur 3 jours, le vendredi étant consacré à l'accueil des classes. Leur était proposé divers ateliers (fabrication de hérissons-livres, écriture à la plume, découverte de la reliure traditionnelle, etc.), des histoires plus ou moins mises en scène, décorer une "fresque" et rencontrer des auteurs et des illustrateurs.

Le samedi et le dimanche, le public a pu accéder au salon et rencontrer certains de ces auteurs et illustrateurs, ainsi que faire quelques emplettes aux stands de librairies. Un espace manga (avec l'association Genkibaka Clermont-Fd) a ravi les plus grands (avec karaoké sur demande!) alors que les plus petits ont écoutés quelques histoires. Certains ont même pu assister à un spectacle (entrée à 2 euros), tiré du livre La Petite fille du port de Chine, mise en scène  et joué par son auteur, Agnès Bertron. 
Au reste du menu de ce week-end, dédicaces, en folie pour certains, et à nouveaux des ateliers comme dessin de dragons pour la fresque.

Auteurs présents le samedi et le dimanche :
  • Alix Fèvre (dessin manga)
  • Patrick Goulesque et Roger Widenlocher (série de BD Nabuchodinosaure)
  • Agnès Bertron (La Petite fille du port de Chine)
  • Arthur Ténor (série L'Elfe au dragon, Sabotage en série à Versailles)
  • Philippe-Henri Turin (Charles à l'école des dragons et illustrations de Tendres Dragons)
  • Xavier Bascour (Dana au Pays des dragons)
  • Patrick Vidal (Le Chevaliers des Brumes)
  • Eric Tournaire (Les Dragons de l'Allier)
  • Tatiana Domas (Miralda)

Si vous habitez dans le coin, où que vous avez l'occasion de venir à cette époque, je vous invite évidemment à vous rendre sur le salon mais aussi à visiter la page facebook de la médiathèque pour avoir plus d'information. http://www.facebook.com/home.php#!/profile.php?id=100000048386186

jeudi 30 septembre 2010

D comme Debois


Ash 1/2 : Anguis Seductor Hominum de François Debois (scénario) et Krystel (dessin et couleur), Soleil 2010.

Une couverture sombre dans les tons bruns tendant au vieux rose, représentant une jeune fille au visage de poupée asiatique... dentelles aux manches, croix autour du cou, cheveux bruns et peau pâle... et des yeux rouges. En première et dernière page, la jeune fille en noir et blanc, l'air farouche.

L'histoire commence avec Faust, un jeune et riche gentleman. Avec l'aide d'un moinillon et d'un robot, il retrouve un sanctuaire et en libère l'otage : Ash, une jeune fille qui aurait dormi là pendant des siècles, enfermée par l'Eglise. Ash : Anguis Seductor Hominum, "le serpent corrupteur des hommes"... elle ne sait plus vraiment qui elle est ni ce qu'elle a fait. Faust l'a libérée pour se servir d'elle : selon lui elle détiendrait le secret de l'éternité. Mais Ash va lui échapper et va d'abord trouver une bande de petits bandits qui deviendront ses amis et la feront placer comme servante dans un pensionnat de jeunes filles. Là Ash va découvrir ses pouvoirs et gagner petit à petit la confiance des pensionnaires. Grâce à tous ses amis, elle poursuit la quête de son identité...

Une belle BD dont j'attendrais impatiemment la suite. Les personnages nous rappellent les "ball joined doll" asiatiques, avec de grands yeux (ici.) Un dessins net et des couleurs flamboyantes (belles nuances de bleus, chevelure rouge...) Une histoire fantastique comme on les aime, mystérieuse et alléchante à souhait avec un peu de sang, un peu d'érotisme et un peu de religion. 48 pages délicieuses et une fin de premier tome magistrale.

jeudi 11 mars 2010

Alice au Pays des Merveilles

Alice au Pays des Merveilles d'après l'oeuvre de Lewis Carroll aux éditions Glénat;
adaptation de David Chauvel, dessin et couleur de Xavier Collette.


Surfant sur la vague de l'adaptation d'Alice au Pays des Merveilles par Tim Burton qui sort le 24 mars prochain au cinéma, cette BD est un petit bijou. L'histoire en elle-même est celle écrite par Lewis Carroll, et l'adaptation au format de la BD reflète toute la folie de l'œuvre.

L'objet en lui-même est magnifique; c'est ce qui m'a tout d'abord attiré sur le rayon de la librairie; son prix (15 euros un si bel ouvrage) reste égal au prix d'une BD. Un grand format sombre, dans les tons de verts et au centre, un halo de lumière jaune-orangé où l'on voit Alice tomber. Avec elle, une montre, des cartes à jouer et autour d'elle des horloges et miroirs. Le titre, au bas de la page, possède une typographie particulière et le A de Alice comporte le visage du Cheschire Cat.
Le dos de l'ouvrage est un médaillon composé de plusieurs écrans de montres, du visage du chat et de celui du chapelier. Au centre du médaillon, Alice à nouveau.

L'intérieur de la jaquette comporte la biographie succincte de Lewis Carroll et les médaillons des portraits dessinés des deux auteurs-adaptateurs. Enfin, sous la jaquette un petit trésor : un inquiétant Cheschire Cat, yeux rieurs et sourire aux dents acérées.

Le reste de la BD est dans ces tons verts sombres de la couverture. A découvrir par soi-même donc je ne vous en dit pas plus !

jeudi 12 juin 2008

Clues - Sur les traces du passé

Clues Tome 1 - Sur les traces du passé - de Mara aux éditions Akileos.

Et bien on peut dire que la BD a ma préférence ces temps-ci. Vous avez peut-être jeté un oeil au lien de cet article (ici). Et bien le premier album BD de cette jeune dame vient de sortir.

Londres, fin du XIXème siècle. Une jeune femme va tenter de se faire engager à Scotland Yard, auprès du fin limier Hawkins, afin de résoudre la disparition soudaine de sa mère des années auparavant.




Bel album, dans les tons bleuté/gris/vert qui donnent cette impression sympathique de regarder un film noir et blanc juste parce que l'histoire ne se situe pas à notre époque. Et pourtant, les couleurs sont là : le ciel, les toilettes de l'héroïne, jusqu'à l'imperméable de l'inspecteur Hawkins.
Emily, c'est une jeune fille d'une vingtaine d'année. Petite, elle a surpris sa mère travaillant avec un gang; je retrouve en elle les chouettes jeunes filles victoriennes que dessinait mon amie Laurence (Coucou Miss!) pendant les cours... ou plutôt sur ses cours.
Hawkins, j'ai l'impression que c'est Severus Rogue jeune! Et c'est bien pour ça qu'il me plait particulièrement. Lui aussi a un charme bien particulier (le genre beau, vieux diraient certaines, ténébreux); encore un monsieur-je-ne-souris-pas.
Je ne vous en dis pas plus mais vous encourage de tout coeur à acheter cet ouvrage qui a tenu ses promesses.

vendredi 6 juin 2008

BD et BD et encore BD

Gargouilles de Denis-Pierre Filippi et Etienne Jung chez Les Humanoïdes Associés (4 tomes)
Collection : Les 3 masques.
Les enquêtes de Goirïd & Leôdhas de Corbeyran et Laouer chez Delcourt (3 tomes)
Collection : Terres de Légendes.
Pas plus tard que cet après-midi je me faisais la même réflexion dans le fond, qu'un des lecteurs de la bibliothèque : "A défaut de temps pour lire, lisons de la BD" Car c'est vrai que c'est un genre assez vite lu.
Donc ces temps-ci j'ai lu un peu de BD. A commencer par les 4 tomes de Gargouilles. Pour résumer, Grégoire vient de déménager et sous le plancher de sa nouvelle chambre il va trouver une amulette un peu spéciale : elle va lui permettre de voyager dans le temps et de devenir mage. Alors entre les différentes époques qu'il traverse et la lutte qu'il mène contre sa tante (magie blanche contre magie noire), Grégoire va croiser toutes sortes de créatures.
Une BD bien sympathique, notamment pour les jeunes qui aiment la fantasy.
Autre BD, en trois tomes et que je viens de terminer : Les enquêtes de Goïrid et Leôdhas. Dans le genre fantasy déjantée qui se moque (si peu!) gentiment de Tolkien. C'est l'histoire de Leôdhas, elfe blanc (moi je le vois vert!), shouté complet et de son acolyte, un "hibbot" (comment ça hobbit? non non hibbot) qui se la joue Dr. Watson, Goirïd de son nom. Et bien ces deux là devront réparer l'erreur de deux pauvres stagiaires, à savoir sauver le monde du "Fléau majeur", une immonde créature du nom de Quaalude (barbare!) Au sommaire: nains teigneux (ouh c'est teigneux un nain! dirait Chevallier), Gobelins affreux, femmes à forte poitrine et elfe noire dans le genre rebel. Et puis, jeux de mots à chaque page, dans les dialogues ou le décor (Formule nain, moteur hors-mort, etc.) L'intrigue est originale, l'image sympathique, les couleurs vives et le tout assez amusant. Un bon moment.

jeudi 27 mars 2008

L'Auberge du bout du monde

L'Auberge du bout du monde de Patrick Prugne et Tiburce Oger chez Casterman (mon édition : l'intégrale, chez France Loisirs)

L'écrivain Saint Preux est en voyage, en quête d'un lieu calme où il pourrait retrouver son inspiration fuyante. Il s'arrête dans une petite auberge sur la côte Bretonne. Il va y rencontrer de drôles de petites créatures. L'aubergiste, souffrant, va alors lui conter une histoire incroyable.

Soixante ans auparavant, une jeune fille et un jeune homme traînent sur la côte, toujours ensemble. Et puis, un jour la fille rentre avec sa mère par un passage dans les rochers. Elles sont attaquées, la mère sera retrouvée morte, la fille aura disparue.
Le temps passe P'tit Yann n'oublie pas son Iréna mais s'engage dans la marine. Le père d'Iréna survit tant bien que mal à ce drame. Iréna réapparaît, 10 ans après. Mais elle n'est plus tout à fait la même : étranges pouvoirs de guérison, elle ne parle pas. Une épidémie étrange va frapper le village et seule Iréna pourra le sauver...

Très bonne BD bien que le format de cette édition intégrale fait que l'écriture est assez petite et donc le confort de lecture pas au plus haut niveau. Les dessins et les couleurs s'accordent parfaitement à l'atmosphère de l'histoire. J'aime beaucoup d'ailleurs cette histoire où le fantastique et l'incroyable font irruption dans le réel, par petite touche. Album qui devrait plaire à tous les mordus de Bretagne, de légendes celtiques et autres mystères de sorcellerie.

lundi 3 mars 2008

Le Bois des Vierges

e Bois des vierges de Jean Dufaux et de Béatrice Tillier (Tome 1) aux éditions Robert Laffont

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com


Une drôle d'alliance. Une drôle d'histoire même...
Dans une époque moyenâgeuse, trois "races" cohabitent ou plutôt se font la guerre. D'un côté les Hommes, assez arrogants. Ensuite les Bêtes de Haute taille, conduitent par les Loups: marchant comme les hommes, montant à cheval, maniant l'épée... en tout points semblables si ce n'est "poils et peau". Enfin, les bêtes de basse taille, renards, belettes et autres, méprisées par beaucoup.

Aube est une jeune femme, et son mariage avec un seigneur loup doit être le symbole d'un pacte, une union entre les deux peuples. Mais pour Aube comme pour son frère, cette alliance ne peut faire naître qu'un monstre. En tuant son époux, elle rompt le voeu de paix. Elle trouvera refuge dans le Bois des vierges (où seules les vierges peuvent survivre) en laissant derrière elle la guerre qu'elle a déclenchée.

Les Bêtes de Haute taille tenteront de s'allier aux bêtes de basse taille afin de défaire les Hommes, trop bien armés. Les Hommes feront appel au père de Aube, banni pour la faute de sa fille et surtout à ses connaissances, tel Clam, le tueur de loup, pour défaire les troupes des bêtes, trop nombreuses...





Robert Laffont n'est pas un éditeur spécialiste de BD mais il faut avouer que cet ouvrage est d'une belle qualité.

Tout d'abord, je le trouve original : les Bêtes, bien que se comportant comme des hommes, restent des bêtes, elles gardent tout leur instinct de chasse, de sang, les liens qui les lient les unes aux autres... le dessin en lui-même fait ressentir que ces personnages, debout ou à cheval, en bel habit, ne sont que des loups, vivant en clan. Le parallèle entre hommes et bêtes est clairement appuyé et fait que les ressemblances témoignent de leurs différences.

Ensuite les couleurs. C'est ce que je trouve de plus réussi dans cet album, l'ambiance et la couleur: du vert de la couverture aux verts des ombres des chambres, du rouge envahissant des batailles et du feu, à la chaude atmosphère des chaumières, du gris et des marrons des fourrures aux blancs et gris de la neige, les coloris semblent se répondre, se faire échos et rythment les images.

Le seul petit bémol: la BD est un genre de lecture "rapide", à moins de s'attarder sur les cases, les pages défilent. Et le récit avance, rapidement. Trop pour cet opus: malgré ses 55 pages, l'on a l'impression que l'histoire a peu avancé... on en demande encore!

Ce qui finalement est plutôt bon signe.


D'après l'interview de Béatrice Tillier dans la revue [dBD] du mois de Mars, il doit y avoir trois tomes du Bois des Vierges... attendons donc la suite.