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mercredi 9 octobre 2013

Edmond : la fête sous la lune

Et voilà un nouveau livre Masse Critique, merci Babelio!

Cette fois il s'agit d'un album jeunesse, Edmond la fête sous la lune de Astrid Desbordes et Marc Boutavant aux éditions Nathan.

C'est l'histoire du timide écureuil Edmond qui ne sort jamais de chez lui... contrairement à ses voisins qui eux fourmillent d'activités sociales : déguisements et fêtes au programme! 
L'histoire ne m'a pas beaucoup accrochée : le hibou et l'ours, les voisins, vont réussir à faire participer Edmond à une fête et le "guérir" un peu de sa timidité. L'histoire est plutôt courte, mignonne et assez drôle, mais c'est tout.

Les dessins par contre sont plus accrocheurs. Certaines de mes collègues bibliothécaires trouveraient à y redire mais pour ma part j'aime assez ce genre de dessin rappelant les premières illustrations jeunesses d'il y a 40 ou 50 ans.

Enfin, je ne pouvais passer à côté du personnage du hibou, tout à fait attachant.

Un album qui ne décroche donc ni un avis positif ni un avis négatif.

vendredi 8 avril 2011

K comme Konami


Chi, une vie de chat de Kanata Konami - série en cours (5 volumes parus) - aux éditions Glénat, collection Kid.

Cette série nous raconte la vie d'un petit chat qui a trouvé un nouveau foyer. De gag en rencontre (de chat), de catastrophe en fuite (de la concierge), son quotidien de chaton est bien rempli !

Résumé plutôt court pour ce manga jeunesse qui parait un rien... enfantin ! Mais il est réellement agréable à lire ; l'humour et l'affection simple qui s'en dégage nous font passer un bon moment. Le dessin est tout aussi simple et sympathique, la bouille de Chi est craquante. Les différents cha-pitres (!) nous montre les moments importants et les découverte du chaton : voiture, chien, lait, litière, croquettes, déménagement, vétérinaire, tout y passe.

Enfin, pour un manga, il s'adresse réellement à un large public et je ne saurais que trop le conseiller à ceux qui ont des à-priori sur le genre : sujet simple, lecture dans le sens français et en couleur ! Et puis petits bonus en couverture (marque-page, mini manga, carte de "fan", etc.)

Vite lu, relaxant et déridant, à lire sans modération !


mardi 29 mars 2011

L comme Lasky


Les Gardiens de Ga'hoole - T.1 L'enlèvement de Kathryn Lasky aux éditions Pocket jeunesse



Une fan de chouettes et de hiboux comme moi pouvait-elle passer à côté de ça?

Le Royaume de Ga'hoole : La Légende des gardiens est un film d'animation sorti au cinéma le 27 octobre dernier. Je l'ai vu récemment en DVD et il m'a bien plus. Allô ciné le donne comme étant un Seigneurs des anneaux pour les enfants ce qui du point de vue de la qualité du film n'est pas faux. Mais l'histoire est bien plus simple. Bref, sur cette impulsion je me décide donc à lire les livres.
En livre il s'agit en fait d'une série de 15 tomes (!!) que j'ai découvert bien avant l'adaptation en film... mais devoir lire 15 tomes, même en poche, il faut l'envie de se lancer et le temps de le faire. Je me lance donc dans l'aventure et clôture ma lecture en une semaine. Et là c'est le soulagement : enfin un livre jeunesse que l'on peut lire sans sentir que l'on nous fait une leçon de morale ! Je trouve que ça devient rare et c'est souvent pour ça que je n'aime pas les ouvrages de jeunesse de ce genre.

L'histoire (qui diffère un peu dans le film où ils ont réunis les 15 tomes - toute l'histoire donc - sur 90 minutes) est celle de Soren, une jeune chouette effraie mâle qui, un jour, est poussé du nid par son frère aîné. Une fois au sol, il peut être la proie de nombreux dangers mais il lui arrive une chose à laquelle il ne s'attendait pas : il est enlevé et emmené dans une sorte de pensionnat rude et froid, Saint-Aegolius. Là on fait croire aux jeunes chouettes de toutes races qu'elles sont désormais orphelines et qu'elle doivent travailler pour leur nouvelle famille, la pension. Soren va rencontrer Gylfie, une adorable chevêchette elfe. Après quelques mois à Saint Aegolius et quelques mésaventures, ils réussiront à s'enfuir et rencontreront deux autres chouettes victimes de Saint-Aego, Perce-Neige et Spéléon avec qui ils entameront le grand voyage vers le Grand Arbre de Ga'hoole, résidence légendaire des non moins légendaires gardiens dont les histoires ont bercés les enfances de Soren et de Gylfie.

Une belle histoire avec des personnages que l'on a assez peu l'habitude de voir, une série longue mais qui se lit vraiment bien, même pour les adultes. Une jolie collection aussi, avec de beau dessin en couverture. Je passe donc au tome 2! Et si vous avez aimé le film, vous recommande les livres.



mardi 2 novembre 2010

P comme Pissenlit




Odette ou les tribulations d'une pigeonne de Lili Pissenlit aux éditions [MiC-MaC] (2009)

C'est l'histoire d'Odette, une pigeonne au grand coeur. Soignée par une petite fille, elle décide de rester pour un temps avec elle. Mais la petite Clara a décidé que Odette était un pigeon voyageur homosexuel. Elle lui confie donc la délicate tâche de porter du courrier à Mamie Pomme. La vieille dame est en pensionnat pour cause d'Alzheimer et Odette, qui accomplit sa mission de coursier à merveille, va se rendre compte de la souffrance de Clara et de sa grand-mère, due à la distance et à la maladie.

Le tout raconté par Odette elle-même, c'est un livre jeunesse plein d'un humour appuyé par les illustrations de Marie-Claire Roux, et plein de tendresse. Un petit roman assez simple mais à la formule plutôt efficace pour un sujet parfois délicat à aborder avec des enfants, au sein d'une famille. Un délice à découvrir par vous-même!

lundi 13 septembre 2010

B comme Brasey




Les Loups de la pleine lune : carnet retrouvé dans un manoir en ruine de Edouard Brasey, Le Pré aux clercs (2005)

Cette histoire commence par une note de notaire à un sous-préfet qui désire disposer du domaine de Mortemare. Le notaire précise à son destinataire qu'il lui joint un dossier relatant des évènements étranges qui se seraient passés dans ce manoir; ce document compose l'histoire même de ce livre.
Il s'agit des mémoires de Raoul Folerrand, jeune viticulteur qui, se promenant puis s'égarant, tombe par hasard sur le domaine de Mortemare. Le lieu est peu accueillant. Cependant le jeune homme va rencontrer les trois uniques habitants des lieux : Joseph, un serviteur repoussant et muet, le baron, un être diminué et bougon et la baronne, à la beauté froide, irréelle et sans âge.
Raoul va se trouver piégé, malgré lui, dans une histoire rocambolesque où la lune et les loups semblent se lier pour tisser une toile de folie autour de leur victime. Une histoire en clair-obscur où personne n'est ce qu'il semble être.

Le livre est assez court et l'histoire est bien écrite. "On s'y croirait" pourrait-on dire, au bord de ce lac brumeux les soirs de pleine lune. Quelques croquis agrémentent l'histoire, sans nous montrer aucun des personnages, n'empiétant ainsi pas sur l'imaginaire du lecteur. Un livre plein de surprises où l'on ne fait que pressentir le danger mais où l'on se retrouve nez à nez avec lui au détour de la page.


jeudi 11 mars 2010

Alice au Pays des Merveilles

Alice au Pays des Merveilles d'après l'oeuvre de Lewis Carroll aux éditions Glénat;
adaptation de David Chauvel, dessin et couleur de Xavier Collette.


Surfant sur la vague de l'adaptation d'Alice au Pays des Merveilles par Tim Burton qui sort le 24 mars prochain au cinéma, cette BD est un petit bijou. L'histoire en elle-même est celle écrite par Lewis Carroll, et l'adaptation au format de la BD reflète toute la folie de l'œuvre.

L'objet en lui-même est magnifique; c'est ce qui m'a tout d'abord attiré sur le rayon de la librairie; son prix (15 euros un si bel ouvrage) reste égal au prix d'une BD. Un grand format sombre, dans les tons de verts et au centre, un halo de lumière jaune-orangé où l'on voit Alice tomber. Avec elle, une montre, des cartes à jouer et autour d'elle des horloges et miroirs. Le titre, au bas de la page, possède une typographie particulière et le A de Alice comporte le visage du Cheschire Cat.
Le dos de l'ouvrage est un médaillon composé de plusieurs écrans de montres, du visage du chat et de celui du chapelier. Au centre du médaillon, Alice à nouveau.

L'intérieur de la jaquette comporte la biographie succincte de Lewis Carroll et les médaillons des portraits dessinés des deux auteurs-adaptateurs. Enfin, sous la jaquette un petit trésor : un inquiétant Cheschire Cat, yeux rieurs et sourire aux dents acérées.

Le reste de la BD est dans ces tons verts sombres de la couverture. A découvrir par soi-même donc je ne vous en dit pas plus !

lundi 3 mars 2008

Le Bois des Vierges

e Bois des vierges de Jean Dufaux et de Béatrice Tillier (Tome 1) aux éditions Robert Laffont

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com


Une drôle d'alliance. Une drôle d'histoire même...
Dans une époque moyenâgeuse, trois "races" cohabitent ou plutôt se font la guerre. D'un côté les Hommes, assez arrogants. Ensuite les Bêtes de Haute taille, conduitent par les Loups: marchant comme les hommes, montant à cheval, maniant l'épée... en tout points semblables si ce n'est "poils et peau". Enfin, les bêtes de basse taille, renards, belettes et autres, méprisées par beaucoup.

Aube est une jeune femme, et son mariage avec un seigneur loup doit être le symbole d'un pacte, une union entre les deux peuples. Mais pour Aube comme pour son frère, cette alliance ne peut faire naître qu'un monstre. En tuant son époux, elle rompt le voeu de paix. Elle trouvera refuge dans le Bois des vierges (où seules les vierges peuvent survivre) en laissant derrière elle la guerre qu'elle a déclenchée.

Les Bêtes de Haute taille tenteront de s'allier aux bêtes de basse taille afin de défaire les Hommes, trop bien armés. Les Hommes feront appel au père de Aube, banni pour la faute de sa fille et surtout à ses connaissances, tel Clam, le tueur de loup, pour défaire les troupes des bêtes, trop nombreuses...





Robert Laffont n'est pas un éditeur spécialiste de BD mais il faut avouer que cet ouvrage est d'une belle qualité.

Tout d'abord, je le trouve original : les Bêtes, bien que se comportant comme des hommes, restent des bêtes, elles gardent tout leur instinct de chasse, de sang, les liens qui les lient les unes aux autres... le dessin en lui-même fait ressentir que ces personnages, debout ou à cheval, en bel habit, ne sont que des loups, vivant en clan. Le parallèle entre hommes et bêtes est clairement appuyé et fait que les ressemblances témoignent de leurs différences.

Ensuite les couleurs. C'est ce que je trouve de plus réussi dans cet album, l'ambiance et la couleur: du vert de la couverture aux verts des ombres des chambres, du rouge envahissant des batailles et du feu, à la chaude atmosphère des chaumières, du gris et des marrons des fourrures aux blancs et gris de la neige, les coloris semblent se répondre, se faire échos et rythment les images.

Le seul petit bémol: la BD est un genre de lecture "rapide", à moins de s'attarder sur les cases, les pages défilent. Et le récit avance, rapidement. Trop pour cet opus: malgré ses 55 pages, l'on a l'impression que l'histoire a peu avancé... on en demande encore!

Ce qui finalement est plutôt bon signe.


D'après l'interview de Béatrice Tillier dans la revue [dBD] du mois de Mars, il doit y avoir trois tomes du Bois des Vierges... attendons donc la suite.