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samedi 1 janvier 2011

O comme Ohmi





Midnight Secretary de Tomu Ohmi - série en 7 volumes - aux éditions Soleil Manga, collection Gothic.


Pour changer un peu, voilà une série de manga, relativement courte du reste. Midnight Secretary relate l'histoire d'une secrétaire presque parfaite, entièrement dévouée à son travail. Mais aussi très dévouée à son patron, même lorsqu'elle apprendra qu'il est un vampire, allant jusqu'à le laisser lui sucer le sang. Mais beaucoup d'autres éléments vont entrer en compte : les sentiments (amour, jalousie, colère) on s'en doute aisément, le clan des vampires et leurs légendes, etc.


Les ouvrages en eux-même sont très beaux : au format manga habituel, leur couverture est noire écrite en blanc, arborant un logo chauve-souris. Il sont couverts d'une jaquette aux couleurs de l'arc en ciel. La face des jaquettes alternent : Kaya et le visage de Kyôhei, son patron, dans une croix puis inversement. Le dos des jaquettes illustrent leur histoire dans un petit bandeau : ils sont dos à dos, puis se retournent doucement, se font face, se rapprochent et s'embrassent.

Une série gothique par la présence des vampires et d'un décor assez glamour, mais aussi très romantique. Les personnages sont beaux et attachants. Rien à redire, une petite série bien menée et agréable à lire.


lundi 13 septembre 2010

B comme Brasey




Les Loups de la pleine lune : carnet retrouvé dans un manoir en ruine de Edouard Brasey, Le Pré aux clercs (2005)

Cette histoire commence par une note de notaire à un sous-préfet qui désire disposer du domaine de Mortemare. Le notaire précise à son destinataire qu'il lui joint un dossier relatant des évènements étranges qui se seraient passés dans ce manoir; ce document compose l'histoire même de ce livre.
Il s'agit des mémoires de Raoul Folerrand, jeune viticulteur qui, se promenant puis s'égarant, tombe par hasard sur le domaine de Mortemare. Le lieu est peu accueillant. Cependant le jeune homme va rencontrer les trois uniques habitants des lieux : Joseph, un serviteur repoussant et muet, le baron, un être diminué et bougon et la baronne, à la beauté froide, irréelle et sans âge.
Raoul va se trouver piégé, malgré lui, dans une histoire rocambolesque où la lune et les loups semblent se lier pour tisser une toile de folie autour de leur victime. Une histoire en clair-obscur où personne n'est ce qu'il semble être.

Le livre est assez court et l'histoire est bien écrite. "On s'y croirait" pourrait-on dire, au bord de ce lac brumeux les soirs de pleine lune. Quelques croquis agrémentent l'histoire, sans nous montrer aucun des personnages, n'empiétant ainsi pas sur l'imaginaire du lecteur. Un livre plein de surprises où l'on ne fait que pressentir le danger mais où l'on se retrouve nez à nez avec lui au détour de la page.


jeudi 9 septembre 2010

Comment se débarrasser d'un vampire amoureux

Comment se débarrasser d'un vampire amoureux de Beth Fantaskey, éditions France Loisirs.

Il y a des moments où on ne lit pas... ou presque pas. Il y a des périodes où ce qu'on lit ne nous fait pas réagir. Et puis, un jour, on trouve un livre qui nous garde éveillé jusqu'au matin. C'est le cas de cette histoire qui surfe sur la vague de Twilight.
Feuilletant ce livre en librairie, je me disais qu'il n'avait pas l'air trop mal. Je tentais d'en lire les premières lignes... conquise dès les 3 premières pages j'emportais mon butin.
Certes ce n'est peut-être pas de la grande littérature et le titre est mauvais (l'original étant : Jessica's Guide to Dating on the Dark Side) mais la couverture est belle : une main féminine tenant une rose blanche vers le bas, tachées de sang et une main plus masculine retenant le poignet.  L'histoire est à l'inverse de ça : des détails parfois "mauvais" mais une très belle histoire, bien menée. Plus courte que Twilight mais pour moi, meilleure. Des personnages profonds et attachants...


Jessica est une adolescente américaine comme les autres (moins empotée que Bella Swan cependant)... ou presque. Son passé est plutôt trouble : adoptée et ramenée de Roumanie toute petite, elle n'aime pas ne serait-ce qu'y penser. Bref elle mène une vie banale dans la ferme de ses parents (végétaliens, un peu hippies...) Jusqu'au jour où, débarque au lycée, Lucius Vladescu, un jeune homme sombre et très étrange. La vie de Jessica va basculer quand elle apprendra que ses parents adoptifs connaissent ce Lucius, et qu'elle apprend qu'elle est une princesse vampire, promise au prince du clan adverse, Lucius lui-même.

Lucius est évidemment un personnage charismatique. Mais à l'inverse d'un Edward Cullen, simplement sympatoche, quelque chose chez lui est vraiment profond. L'auteur aime son personnage, et le rend réel : sa nature de vampire le rend tellement étrange que le lecteur (enfin pour ma part) ne devine pas ses intentions et au-delà de ça, est perturbé par cette nature de vampire. Vient un moment où on ne le suit plus du tout et on se laisse surprendre. Et ça, c'est délicieux.

Je ne vous raconte pas la fin, c'est vraiment succulent à découvrir... alors, bonne lecture.

vendredi 18 septembre 2009

Le Voyage d'hiver

Le Voyage d'hiver d'Amélie Nothomb aux éditions Albin Michel.

J'ai toujours présenté les livres d'Amélie Nothomb comme ceci : il y a deux types de roman chez elle, les "totale-fictions" et les "semi-autobiographiques" (c'est un peu réducteur mais c'est pour faire court.)
Les premiers (Cosmétique de l'ennemi, Biographie de la faim, Le Fait du prince...), n'ont, à priori, pas de rapport direct avec sa vie (notamment son enfance au Japon); les seconds (Stupeur et tremblements, Métaphysique des tubes, Ni d'Ève ni d'Adam...) que j'aime beaucoup moins, sont comme des extraits de sa vie qu'elle romance. Son dernier ouvrage fait partie de mes préférés.

D'abord parce que c'est une "totale-fiction" et ensuite parce que l'action se passe, en partie, dans un aéroport (on se rappellera de ce lieu particulier dans Cosmétique de l'ennemi à la fin époustouflante.)
Le Voyage d'hiver donc se passe dans un aéroport. C'est un homme qui nous raconte son histoire par le biais d'une sorte de carnet intime qu'il est en train d'écrire. En avance sur l'horaire de son vol, il se met donc à la rédaction de ce carnet nous expliquant pourquoi et comment il a rencontré l'écrivain "neuneu" Aliénor et sa belle tutrice Astrolabe, comment il est tombé amoureux de la seconde mais deviendra fou de la présence de la première qui l'empêche de consommer physiquement cet amour. Il va se venger en ne tuant qu'une petite centaine de personne dans un attentat suicide sur la Tour Eiffel.
Un roman comme Amélie Nothomb sait les écrire, avec de l'humour et du farfelu.

lundi 10 août 2009

Editions Asuka

Au temps de l'amour de Yamaji Ebine
Tu es à croquer ! de Yaya Sakuragi


Il y a un petit moment que je n'avais pas lu de mangas. Voilà que je m'y remet un peu. Il faut dire qu'en 5 minutes au rayon de la Fnac j'ai trouvé 3 one shot (littéralement "un coup", c'est à dire en un seul volume). Parce qu'il est vrai que les mangas, même si c'est lu assez vite comme les BD, c'est souvent en plus ou moins 20 tomes!


Bref, sur les 3 trouvés ce samedi, 2 sont des éditions Asuka, un éditeur qui ne m'était pas encore connu... enfin pas vraiment. Mais passons donc à ces deux oeuvres.



Tu es à croquer ! (Pour public averti^^ si si, c'est marqué!)

Pour moi, un retour à la folle époque (mais bénie!) de la fac où on lisait ce genre de... de... - de quoi au fait? - pendant les cours... Il faut dire que c'est pas de la grande littérature et que c'est plus facile à lire qu'un Angel Sanctuary... Il s'agit d'un shonen-aï (si j'ai bien suivie la classification que donne Wikipédia), c'est à dire une romance sentimentale entre hommes... oui donc une romance gay (je vous avez bien dit qu'il y avait marqué Pour public averti^^) Ici il y a deux histoires.
La première, la plus importante, c'est l'histoire de Yuzu et I-Chan. Deux lycéens qui se connaissent depuis tout petits; le premier grandit vite en taille mais il est toujours défendu par le second, plus petit. Le premier est une vraie "femme" d'intérieur et prend son ami pour le Prince charmant. Il n'y a pas vraiment de fin à ce manga, ni de profondes intrigues... si ce n'est que Yuzu, romantique et fleur bleue, va se faire draguer par une fille... garçon manqué. La seconde histoire,plus courte, On est des gagnants ! nous raconte l'histoire d'un couple gay qui se cherche. Comment ils se sont rencontrés et comment ils finissent ensemble.


Donc pas de grande intrigue mais ce qu'on aime dans ces histoires, c'est surtout l'esthétique des personnages et leur tendresse. Et puis, ça vide l'esprit.


Au temps de l'amour



En 2004, je découvrais Yamaji Ebine par le biais de Love my life, une romance lesbienne (shojo-ai) très poétique, à fleur de peau. Un livre magnifique d'un auteur dont le dessin dénote dans l'univers du manga. Out les dessins à la dragon ball... le trait est fin, raffiné, la plume à la fois sombre et touchante. Même si j'avais adoré Love my life, je n'avais pas suivi cette mangaka. Second one shot que j'ai donc trouvé ce week-end... j'ai tout de suite reconnu le style et le nom de l'auteure. Encore une sombre histoire... Celle de Shiori et de son amitié avec Toda, de sa rencontre avec le si particulier Kageyama, tout aussi solitaire qu'elle. Tout deux vont confronter leurs démons intérieurs et panseront leurs plaies dans une amitié fraternelle. Je cours chercher les autres livres de l'auteure !



samedi 27 septembre 2008

Fascination

Fascination de Stephenie Meyer collection Black moon chez Hachette jeunesse.


ENFIN !

Oui, c'est un vrai cri de soulagement. Enfin un livre qui transporte! Ouf, je commençais de désespérer de n'avoir que des "ouais", "bof" ou "pas mal", "pourquoi pas." A relire les articles des mois précédents, un roman ne m'avait pas enthousiasmée autant depuis au moins Mars... et encore!




Fascination, c'est l'histoire de Bella, une lycéenne dont la vie nous semble tout ce qu'il y a de plus banale : parents séparés, mère excentrique et père solitaire. Bella vivait au soleil à Phoenix, avec sa mère et le copain de celle-ci. Et puis, elle décide de déménager (là que commence le roman, elle est à l'aéroport.) et d'aller vivre dans une ville beaucoup plus petite, chez son père... dans un coin au climat triste, froid et pluvieux. Ce qui lui promet une vie plutôt ennuyeuse; mais à Forks, Bella passera moins inaperçue que ce à quoi elle s'attendait (bon elle est très connue parce que son père est chérif aussi...) Elle se fera des ami(e)s et pas mal de prétendants.

Adolescents énigmatiques, Edward Cullen et sa famille (deux soeurs, deux frères...) ont la peau anormalement pâle, une beauté à couper le souffle, sèchent régulièrement les cours, ne mangent pas et se tiennent à l'écart de tous. Bella va s'intéresser d'un peu trop prés au trop beau Edward... Celui-ci se montre lunatique, tantôt la dévisageant avec curiosité tantôt la fuyant ou se montrant agressif. Et puis, un jour il va lui sauver la vie...



Pour ma part, j'ai beaucoup aimé le style de l'auteur. Les émotions sont communiquées sans mots lourds. On voit Bella et Edward se rapprocher, on les voit tomber amoureux avant qu'eux-même ne l'avoue, sans que cela enlève le moindre suspens. C'est une écriture plutôt subtile qui correspond bien aux personnages. Bella, qui se trouve insignifiante n'est pas dénuée d'intelligence. Edward est parfait. Inhumain certes mais parfait. Il a toute les qualités que l'on rêve pour un... ;-)


Bref, ils sont attachants et l'intrigue nous tiens. Même à la fin, on en voudrait encore.
La bonne nouvelle c'est qu'il existe trois tomes (et bientôt 4), respectivement, Fascination, Tentation, Hésitation et en octobre sortira Révélation.

Patience, attendons la suite. (La suite! la suite! la suite!)
Au cinéma prochainement! (Janvier 2009!)

Plus d'infos sur ce film

mercredi 30 juillet 2008

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites de Marc Levy chez Robert Laffont


Julia allait se marier. Mais son père a encore trouvé le moyen d'interférer dans sa vie. Encore car depuis qu'elle est toute petite son père semble prendre un malin plaisir à diriger sa vie et à faire un peu n'importe quoi. Un père trop absent que Julia finira par détester. Jusqu'à ce mariage annulé : son père vient de mourir. A la suite de l'enterrement, Julia découvre chez elle une copie parfaite de son père, un androïde programmé pour passer, si elle le souhaite, 6 jours de vie supplémentaires avec Julia.

Père et fille sarcastiques, ils entament un long voyage qui les emmènera de New-York à Montréal puis à Paris et Berlin. Un voyage sur les traces de l'enfance de Julia qui va redécouvrir ce père qu'elle détestait tant. Un voyage qui lui permettra de retrouver son amour de jeunesse. Toute une mise en scène élaborée par son père pour "réparer" la vie de sa fille.


J'ai eu du mal à me plonger dans ce livre. Les premiers chapitres m'ont semblé longs. Mais lorsque l'héroïne commence à chercher son amour de jeunesse, et surtout lorsqu'elle commence à trouver trace de celui-ci, on accélère la lecture et on veut connaître la fin. Les deux protagonistes principaux sont vraiment "ronchons" et donc un peu énervants.

Ce huitième roman de Marc Levy renoue avec la veine fantastique et romantique. Il n'a pas tant d'humour que Sept jours pour une éternité mais se lit bien. Enfin, on est toujours content de retrouver l'inspecteur Pilguez, aussi brève soit son apparition, ainsi que Mathias et Arthur, dans un clin d'oeil aux romans précédants.

jeudi 27 mars 2008

L'Auberge du bout du monde

L'Auberge du bout du monde de Patrick Prugne et Tiburce Oger chez Casterman (mon édition : l'intégrale, chez France Loisirs)

L'écrivain Saint Preux est en voyage, en quête d'un lieu calme où il pourrait retrouver son inspiration fuyante. Il s'arrête dans une petite auberge sur la côte Bretonne. Il va y rencontrer de drôles de petites créatures. L'aubergiste, souffrant, va alors lui conter une histoire incroyable.

Soixante ans auparavant, une jeune fille et un jeune homme traînent sur la côte, toujours ensemble. Et puis, un jour la fille rentre avec sa mère par un passage dans les rochers. Elles sont attaquées, la mère sera retrouvée morte, la fille aura disparue.
Le temps passe P'tit Yann n'oublie pas son Iréna mais s'engage dans la marine. Le père d'Iréna survit tant bien que mal à ce drame. Iréna réapparaît, 10 ans après. Mais elle n'est plus tout à fait la même : étranges pouvoirs de guérison, elle ne parle pas. Une épidémie étrange va frapper le village et seule Iréna pourra le sauver...

Très bonne BD bien que le format de cette édition intégrale fait que l'écriture est assez petite et donc le confort de lecture pas au plus haut niveau. Les dessins et les couleurs s'accordent parfaitement à l'atmosphère de l'histoire. J'aime beaucoup d'ailleurs cette histoire où le fantastique et l'incroyable font irruption dans le réel, par petite touche. Album qui devrait plaire à tous les mordus de Bretagne, de légendes celtiques et autres mystères de sorcellerie.

lundi 3 mars 2008

Le Bois des Vierges

e Bois des vierges de Jean Dufaux et de Béatrice Tillier (Tome 1) aux éditions Robert Laffont

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com


Une drôle d'alliance. Une drôle d'histoire même...
Dans une époque moyenâgeuse, trois "races" cohabitent ou plutôt se font la guerre. D'un côté les Hommes, assez arrogants. Ensuite les Bêtes de Haute taille, conduitent par les Loups: marchant comme les hommes, montant à cheval, maniant l'épée... en tout points semblables si ce n'est "poils et peau". Enfin, les bêtes de basse taille, renards, belettes et autres, méprisées par beaucoup.

Aube est une jeune femme, et son mariage avec un seigneur loup doit être le symbole d'un pacte, une union entre les deux peuples. Mais pour Aube comme pour son frère, cette alliance ne peut faire naître qu'un monstre. En tuant son époux, elle rompt le voeu de paix. Elle trouvera refuge dans le Bois des vierges (où seules les vierges peuvent survivre) en laissant derrière elle la guerre qu'elle a déclenchée.

Les Bêtes de Haute taille tenteront de s'allier aux bêtes de basse taille afin de défaire les Hommes, trop bien armés. Les Hommes feront appel au père de Aube, banni pour la faute de sa fille et surtout à ses connaissances, tel Clam, le tueur de loup, pour défaire les troupes des bêtes, trop nombreuses...





Robert Laffont n'est pas un éditeur spécialiste de BD mais il faut avouer que cet ouvrage est d'une belle qualité.

Tout d'abord, je le trouve original : les Bêtes, bien que se comportant comme des hommes, restent des bêtes, elles gardent tout leur instinct de chasse, de sang, les liens qui les lient les unes aux autres... le dessin en lui-même fait ressentir que ces personnages, debout ou à cheval, en bel habit, ne sont que des loups, vivant en clan. Le parallèle entre hommes et bêtes est clairement appuyé et fait que les ressemblances témoignent de leurs différences.

Ensuite les couleurs. C'est ce que je trouve de plus réussi dans cet album, l'ambiance et la couleur: du vert de la couverture aux verts des ombres des chambres, du rouge envahissant des batailles et du feu, à la chaude atmosphère des chaumières, du gris et des marrons des fourrures aux blancs et gris de la neige, les coloris semblent se répondre, se faire échos et rythment les images.

Le seul petit bémol: la BD est un genre de lecture "rapide", à moins de s'attarder sur les cases, les pages défilent. Et le récit avance, rapidement. Trop pour cet opus: malgré ses 55 pages, l'on a l'impression que l'histoire a peu avancé... on en demande encore!

Ce qui finalement est plutôt bon signe.


D'après l'interview de Béatrice Tillier dans la revue [dBD] du mois de Mars, il doit y avoir trois tomes du Bois des Vierges... attendons donc la suite.

jeudi 28 février 2008

Angel Sanctuary

Angel Sanctuary de Kaori Yuki chez Tonkam (ils viennent d'en sortir une belle version collection!)


Ma découverte des mangas fut assez brutale. Parachutée en IUP avec quelques fanas du genre et dont, pour faire court, l'une d'elle m'a scotché Angel Sanctuary dans les mains.
Je n'ai pas lu beaucoup de série en entier et je n'y connais pas grand chose mais je pense que les connaisseurs diront qu'il n'y a pas plus tordu qu'Angel Sanctuary.

Je me suis donc plongée dans cette série de 20 tomes...


Tout commence par d'étranges disparitions. La distribution d'un jeu vidéo révolutionnaire qui augmente les absences sur les bancs de l'école n'y est pas étranger. Un frère et sa demi-soeur. Là où ça semble se compliquer c'est que Setsuna, le garçon, est amoureux de Sarah, sa soeur donc. Amour interdit mais partagé. La mère veut les séparer; ils vont s'enfuir. Là où ça se complique réellement c'est lorsqu'ils vont découvrir qu'ils sont l'un et l'autre les réincarnations d'anges jumeaux grâce à l'intervention de démons...


Pour vous aider à comprendre je crois qu'un lien wikipedia n'est pas de trop: http://fr.wikipedia.org/wiki/Angel_sanctuary




Donc l'histoire en elle-même est complexe. Le style, tout en longueurs (combien mettront-ils de tomes à comprendre ce qu'ils sont? Et à comprendre quels enjeux cela implique?) est assez complexe également. Et si vous n'êtes pas branché mystique ça devient de la torture: vous avez révisé votre hiérarchie des anges, archanges et autres créatures célestes et démoniaques? Des anges à moitié robot, un Dieu inexistant (?), des démons qui aident des anges, et une fin du monde.

Mon avis au final n'est ni positif, ni négatif, je ne sais simplement pas quoi en penser (et en plus, j'ai pas tout compris)... et je crois que plein de choses se verront après une deuxième lecture... d'ici quelques années.

mardi 22 janvier 2008

La Mécanique du Coeur


La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu aux éditions Flammarion


Il y a peu de temps, je me baladais en librairie quand une couverture a attirée mon regard. Première pensée: Tim Burton aurait-il écrit un roman? Après tout ce n'était pas si bête, il y a bien déjà La Triste Fin du petit Enfant Huître et Autres histoires donc... et puis une couverture comme celle-ci, noire, grise et blanche, avec des étoiles et des personnages comme des pantins. Mais ce n'était pas un Tim Burton, c'était Mathias Malzieu. Quelques temps plus tard je cédais à la tentation et achetais cette merveille.
Je ne savais pas grand chose alors. Ni que l'auteur était le chanteur du groupe Dionysos (que je ne connais que de nom d'ailleurs, mais vais aller voir ce qu'ils chantent), ni qu'Olivia Ruiz, chanteuse que j'apprécie, était mêlée à cette affaire.

Outre la couverture, l'histoire m'a fait penser à du Burton: un petit garçon, qui s'appelle... Jack (encore un!) un pays froid (l'Ecosse), une atmosphère étrange... C'était un nouveau Sleepy hollow ou un Edward aux mains d'argent... Et puis, il me semble bien avoir vu une critique de l'ouvrage dire qu'il y avait bien une ressemblance à Burton... Donc je cédais.




La Mécanique du coeur est un ouvrage plutôt universel: derrière une histoire rocambolesque, des petites leçons de vie sur l'amour et la mort, la fragilité des êtres, leur inconstance, leurs sentiments, le temps qui passe.
Pour ceux qui ne l'ont pas lu c'est l'histoire de Jack, un petit garçon au coeur défaillant. Madeleine, une vieille femme que l'on prend pour une sorcière, sage-femme des prostituées, le recueille et greffe sur son coeur une horloge. Jack va entreprendre un long voyage, l'aventure de sa vie, pour retrouver une petite chanteuse entrevue alors qu'il avait 10 ans. Leurs différences, leurs particularités vont tour à tour les rapprocher puis les éloigner.
C'est un conte et je ne trouve pas sa fin particulièrement heureuse mais plutôt très mélancolique. C'est cependant un beau conte, où le prince charmant est un petit bonhomme, peu sûr de lui, tout en fragilité et très rêveur comme le paraissent rarement les princes, les hommes. C'est un peu ce que devient, je pense, l'homme moderne, en prenant conscience de sa fragilité et de sa maladresse. Aussi en commençant à comprendre, comme le héros, que lorsqu'il s'agit d'amour, faire de son mieux n'est pas suffisant, qu'il faut d'abord comprendre l'autre en se mettant réellement à sa place, faire disparaître toute trace d'égoïsme... et que lorsqu'une catastrophe est amorcée, plus rien ne peut lui faire faire demi-tour. Ce que j'appelle l'amour absolu et qui est impossible à attraper: faire disparaître toute trace d'égoïsme, ne pas aimer pour être aimé mais simplement pour donner ("sans rien attendre en retour" si ça vous rappelle une chanson.)

" Ton coeur n'est qu'une prothèse, il est plus fragile qu'un coeur normal et ce sera toujours ainsi. Les émotions ne sont pas aussi bien filtrées par les mécanismes de l'horloge qu'elles le seraient par les tissus. Il faut vraiment que tu sois très prudent. Ce qui s'est passé en ville quand tu as vu cette petite chanteuse confirme ce que je craignais: l'amour est trop dangereux pour toi."

dimanche 30 décembre 2007

Un Visage pour l'éternité

Un Visage pour l'éternité de C.S.Lewis aux éditions Le livre de poche


Un visage pour l'éternité reprend et transforme le mythe de Psyché. Je l'ai fini hier soir. Tentée par sa couverture et par le nom de l'auteur, ainsi que par les critiques au dos du livre, je pensais lire une fin grandiose. Mais justement, seule la fin est lourde.

Je trouve le procédé original. La reine d'une société médiévale "barbare", élevée par un esclave grec, nous conte l'histoire. C'est une femme laide mais tout à fait empreinte de ce que doit être une femme, qui sait comment se comporter selon son rang de femme. Elle a écrit ce livre, en le construisant comme un procès contre les Dieux: elle y retranscrit sa vie, l'arrivée de l'esclave grec (le Renard), celle de Psyché, sa prise de pouvoir, etc. L'histoire en elle-même je ne vous en dit rien. Mais la fin se veut un peu (beaucoup?) philosophique, se basant sur les idées de sagesse de Socrate: la fantasy et le mysticisme des visions de la reine en est étouffée, la fin tombe un peu à plat.

Note positive quand même pour cet ouvrage peu connu de l'auteur des Chroniques de Narnia, qui a eu l'idée sympathique du récit d'une femme laide, sans nous faire trop ressentir de pitié mais comme si elle était une femme banale.


A la fin du livre, on trouve ce commentaire intéressant:
"[...] Cette réinterprétation d'un mythe ancien a toujours cheminé dans l'esprit de son auteur depuis qu'il était jeune étudiant, prenant consistance et densité avec les années. Ainsi pourrait-on dire qu'il a travaillé à cette oeuvre la plus grande partie de sa vie. Récemment, la version définitive se présenta d'elle-même et les thèmes s'enchaînèrent tout à coup: l'évocation directe d'un royaume barbare, la psychologie d'une femme laide, et d'un double conflit: celui qui oppose entre eux une obscure idolâtrie et un pâle rationalisme, et celui qui les oppose tous deux à la vision; et un dernier thème: la dévastation qu'une vocation, ou même une foi, entraîne dans la vie humaine."

samedi 29 décembre 2007

L'étranger de l'hiver

Tu te demandais, quelle sorte de créature ce froid annonçait.
Tu n’aimes pas ce manteau blanc de janvier
Mais tu offres ton visage au froid mordant du vent.
Tu penses à cette créature, cet être, peut-être pas vraiment humain.

Tu te demandais, quelle sorte de créature ce froid annonçait.
Dans le blanc et le gris tu laisses ton esprit s’évader.
Cet hiver est comme ta vie, immense, froid et infini
Mais tu lui offre ton corps, pour tout effacer, tout oublier.

Tu t’imaginais, quelle sorte de créature ce froid annonçait
Et tu t’imaginais, ce que le froid allait apporter.

Et puis, un mardi, en hiver, dans ce même froid, tu le croiseras.
Ce sera un étranger, mais pas comme tous ces étrangers.
Ce sera un étranger, un exilé de sa terre, un oublié de la vie
Et tu le croiseras, et tu sauras le nom de l’étranger de l’hiver.

Tu sauras sa vie et sa douleur
Il saura tes peines et tes regrets
Et il saura ton désert et ta vie.

Et toi, la fille de l’automne
Sœur du vent et de la pluie
Toi, tu aimeras cet étranger de l’hiver
Maître de la nuit, fils du froid

Et lui, l’étranger de l’hiver
Dont le destin est lié aux étoiles
Lui, il t’aimera.

Alors l’étranger de l’hiver
T’enveloppera, étrangère du jour
Et dans ses habits noirs
Laissera vous engloutir le froid.

mardi 18 décembre 2007

Pfff

Pfff de Yann Fastier aux éditions du Poisson soluble

Ce petit album carré est d'une belle originalité: dans les nuances de gris (du noir au blanc), agrémentées de jaune, il nous raconte l'histoire d'une petite bougie, de sa première allumette à sa dernière fumée. C'est un album sans texte qui permet de créer ses propres histoires et d'aborder avec les plus petits les thèmes des saisons, des âges, de l'amour, de la mort... Un album d'ombre et de lumière.

lundi 17 décembre 2007

Promenade

Petit texte inspiré justement par la Rançon des ténèbres et comportant des extraits de L'eau et le ciel la chanson de RoBERT (album: Celle qui tue)



Chemin qui serpente. Elle est assise. Elle semble attendre, la tête penchée, perdue dans ses pensées ; celles d’une autre vie. Le chemin est envahi par les herbes. Ses pas n’ont laissé aucune trace. Depuis combien de temps est-elle là ? Promeneuse du dimanche ? Fugueuse d’un amour blessé ? Sa peau est grise. Quel cœur a brûlé ses ailes ? Immobile. Assise sur la pierre. Au soleil avec les lézards. Dans la lourdeur de cet après-midi d’été, où un orage se prépare. Chaleur étouffante ; elle serait mieux à l’ombre sur une terrasse avec ses amis.
Une mélopée s’élève. Elle chante.

L’eau et le ciel, je m’y promène
J’y danse même, oiseau sirène…

Un portail grince. Un homme s’approche. Sombre comme une ombre qui bientôt l’enveloppera. Face à elle, il la contemple. Immobilité éternelle. Une larme s’échappe, perdu dans ses pensées ; celles d’instants meilleurs. Ses pas ont écrasés l’herbe du sentier. Visite à son amour perdu. Un cœur aux ailes brûlées. D’un revers de sa main il enlève les feuilles mortes. Ses paroles sont douces. Il dépose des fleurs à ses pieds. Et un poignard maculé. Elles faneront si le gel ne les condamne pas. Vent vif et froid qui glace les larmes. La statue de pierre ne lui répondra pas.
En partant il fredonne.

Pardonne moi pour cet adieu
De ta fenêtre la nuit tu peux, me voir un peu…

lundi 10 décembre 2007

Présentation - Bienvenue - La Bibliothécaire

La Bibliothécaire de Gudule

Quoi de plus naturel pour moi que de commencer en me présentant par le biais de ce livre? Je suis bibliothécaire, en poste depuis peu. Mais étrangement ce n'est pas ce livre qui m'a donné envie de l'être; quoique ça aurait pu.

C'est l'histoire de Guillaume, un petit garçon que l'orthographe et le français n'intéressent pas énormément mais qui va vite se retrouver entraîné dans une drôle d'aventure. Parce qu'il tombe amoureux d'une jeune fille fantasmatique, Guillaume va voyager de livre en livre, de nuit, au sein d'une grande bibliothèque, pour trouver un énigmatique grimoire...

Il doit y avoir dans ce livre certains des éléments qui m'ont fait aimer la lecture: du mystère et de l'improbable, l'intervention du fantastique dans un quotidien un peu gris. Évidemment, un peu d'humour et un peu d'amour.

Alors voilà, bienvenue à tous sur ce blog pour échanger sur vos lectures, sur nos lectures communes ou non, et pourquoi pas sur des films et de la musique. J'aimerai vraiment un max de commentaires et que ça bouge s'il vous plaît!