mercredi 9 octobre 2013

Edmond : la fête sous la lune

Et voilà un nouveau livre Masse Critique, merci Babelio!

Cette fois il s'agit d'un album jeunesse, Edmond la fête sous la lune de Astrid Desbordes et Marc Boutavant aux éditions Nathan.

C'est l'histoire du timide écureuil Edmond qui ne sort jamais de chez lui... contrairement à ses voisins qui eux fourmillent d'activités sociales : déguisements et fêtes au programme! 
L'histoire ne m'a pas beaucoup accrochée : le hibou et l'ours, les voisins, vont réussir à faire participer Edmond à une fête et le "guérir" un peu de sa timidité. L'histoire est plutôt courte, mignonne et assez drôle, mais c'est tout.

Les dessins par contre sont plus accrocheurs. Certaines de mes collègues bibliothécaires trouveraient à y redire mais pour ma part j'aime assez ce genre de dessin rappelant les premières illustrations jeunesses d'il y a 40 ou 50 ans.

Enfin, je ne pouvais passer à côté du personnage du hibou, tout à fait attachant.

Un album qui ne décroche donc ni un avis positif ni un avis négatif.

Au ralenti... (maj. octobre 2013)

Voilà, ce blog s'arrête presque... il tourne au ralenti car j'ai d'autres blogs à tenir...


Une autre aventure commence, en binôme, ici :Echos d'OutreMonde car mes lectures sont essentiellement du domaine des littératures de l'Imaginaire....mais vous trouverez ici, de temps à autres, d'autres choses!

mercredi 24 octobre 2012

Jane Eyre en livre audio

Pour cet opus de Masse Critique, je ne vais pas m'attacher au contenu - Jane Eyre est un classique que j'ai beaucoup apprécié - mais à la forme. En effet, c'est mon premier livre audio. Je n'ai pas encore tout écouter (21h30!!) mais je peux déjà donner mon avis.

Tout d'abord le "packaging" : un étui CD carton, comprenant 2 CD MP3. Le tout dans un vert turquoise assez joli, orné d'une photo noir et blanc. Premier bémol : je trouve qu'il manque un livret, avec un résumé de l'histoire, quelques mots sur l’œuvre, sur l'auteur et sur la lectrice.
Ensuite, le découpage est un peu long, j'aurais aimé pouvoir coupé ma lecture plus fréquemment.
Enfin la lectrice et sa lecture. Je ne connais pas cette actrice, Mélodie Richard ; elle lit plutôt bien quoique un tout petit peu trop monotone pour moi : 21h30 de texte, ce n'est pas rien mais là ça manque un peu de vie. Le plus gros défaut dans sa lecture est sa prononciation de "Jane Eyre" : francisé en "Jeanne", entendre "Jeanne Erre" au lieu de "Jane Eyre", ça m'a fait bondir et c'est plutôt désagréable à l'oreille. Heureusement que "Jeanne", sans le nom de famille est plus souvent lu que le patronyme dans son entier.

Avis plutôt mitigé donc pour une œuvre classique mais qui ne gagne rien à cette lecture.

jeudi 29 décembre 2011

mardi 20 septembre 2011

L'agenda

Nouvelle page à laquelle vous accéder par l'onglet du haut : l'Agenda.

Vous y trouverez répertorié les dates où il y a un évènement culturel, une sortie de livre ou de film que j’attends. Comme je n'ai pas le temps d'écrire une critique sur tout, si vous avez envie de discuter de l'un ou l'autre de ces points, n'hésitez pas à me contacter!!

mercredi 31 août 2011

Une petite pause estival, un petit point annuel...

Et nous voilà bientôt à la rentrée! Un petit point s'impose donc pour ce blog.

Je lis à nouveau assez peu et surtout je lis doucement. Mais la rentrée (dont la rentrée littéraire), ne me replongera pas plus dans la lecture. Pour le moment, je viens de finir les quelques ouvrages en cours depuis plusieurs mois. Je ne pense pas pouvoir finir à temps le challenge ABC Babelio ou il ne faudrait lire que du manga !!

Voilà désolée de ces absences!

jeudi 7 juillet 2011

Eloge de la limite

Eloge de la limite, est un recueil de poésie de A. Filo aux éditions Filosphere.

Physiquement, c'est un ouvrage agréable à lire. D'un format A5, couverture brillante représentant une ombre sur un fond (sol ou mur) où apparaît des inscriptions (pas vraiment des mots mais des fragments de mots), comme un support sur lequel on écrirait et réécrirait sans cesse. Le nom de l'auteur et celui de l'éditeur se font discrets, le titre est également assez en retrait. L'image de cette couverture est intitulée "autoportraits par l'auteur". Le dos de l'ouvrage est illustré d'une photo de rocher gris et rose avec une grosse trace noire, comme un vestige d'inscription. La quatrième de couverture nous indique qu'il s'agit d'une seconde édition comportant quelques textes supplémentaires mais sans les photos et musique présentes dans une première édition chez un autre éditeur.

En ce qui concerne le contenu, la quatrième de couverture nous annonce une "poésie étrange, métaphysique ou crue..." Je ne saurais mieux qualifier les poèmes de ce recueil. Sur environ 135 pages, les poèmes se succèdent, plus ou moins longs, plus ou moins poétiques.

C'est une poésie réellement étrange, ni vraiment "classique" ni vraiment loufoque. Elle parle aussi bien de la vie quotidienne que des sentiments. Et c'est ce qui me gêne ici, cet éternel entre-deux : ni vraiment-ceci ni tout à fait celà; à la longue c'est difficile à suivre.

Les poèmes les plus philosophiques le sont tellement qu'il faut se pencher dessus comme sur un devoir de terminale (ah sacrés souvenirs!) pour comprendre un minimum de quoi il s'agit. Ce n'est pas une poésie qui va de soi : on sent l'effort dans les jeux de sonorités, on sent le labeur, ça ne coule pas tout seul. C'est dommage car parfois perce une certaine poésie, celle que j'aime c'est à dire l'inverse du quotidien et du trivial, une poésie qui évade et fais rêver, une poésie qui appelle à nos sentiments et nous fais ressentir les états d'âmes du poète. Ici tout me semble assez plat : l'auteur fait son travail, il écrit... mais rien ne se passe au final pour son lecteur – pour ma part en tout cas, je ne suis pas emportée – et c'est décevant.

Voici deux exemples, le premier est un extrait de poème parmi ceux que j'ai apprécié, qui me parle et le second est un extrait parmi ceux qui m'ont vraiment rebutée.


Les vides et les silences.

[...] Un vent de nulle part
me souffle aux oreilles
qu'il est trop tard
pour accomplir
mes rêves

Que j'avais du temps
et l'ai gaspillé

Que les vides et les silences
étaient plus importants
que le fait de les combler.


Apogée-hurloir

L'intrusion d'un ciel retors
au poids d'incontinences
lacrymales et impudiques

interdits les soubresauts extrudés
de ma bouche
mangeant ma bouche [...]


Je donne à cet ouvrage une note de 3/5, parce que bel objet bien édité (pour les plus) et parce que parfois pas très poétique ou difficile à suivre (pour les moins.)

samedi 4 juin 2011

Les Agents littéraires

Voici une nouvelle participation à un site, celui de Les Agents littéraires. En quelques mots, on vous propose des livres de petites maisons d'éditions, selon vos goûts et préférences, vous les lisez et en faites une critique dans le temps imparti de trois semaines (oui c'est assez court!) Vous trouverez donc de temps en temps des critiques avec le libellés Agent Littéraire.

vendredi 8 avril 2011

K comme Konami


Chi, une vie de chat de Kanata Konami - série en cours (5 volumes parus) - aux éditions Glénat, collection Kid.

Cette série nous raconte la vie d'un petit chat qui a trouvé un nouveau foyer. De gag en rencontre (de chat), de catastrophe en fuite (de la concierge), son quotidien de chaton est bien rempli !

Résumé plutôt court pour ce manga jeunesse qui parait un rien... enfantin ! Mais il est réellement agréable à lire ; l'humour et l'affection simple qui s'en dégage nous font passer un bon moment. Le dessin est tout aussi simple et sympathique, la bouille de Chi est craquante. Les différents cha-pitres (!) nous montre les moments importants et les découverte du chaton : voiture, chien, lait, litière, croquettes, déménagement, vétérinaire, tout y passe.

Enfin, pour un manga, il s'adresse réellement à un large public et je ne saurais que trop le conseiller à ceux qui ont des à-priori sur le genre : sujet simple, lecture dans le sens français et en couleur ! Et puis petits bonus en couverture (marque-page, mini manga, carte de "fan", etc.)

Vite lu, relaxant et déridant, à lire sans modération !


mardi 29 mars 2011

L comme Lasky


Les Gardiens de Ga'hoole - T.1 L'enlèvement de Kathryn Lasky aux éditions Pocket jeunesse



Une fan de chouettes et de hiboux comme moi pouvait-elle passer à côté de ça?

Le Royaume de Ga'hoole : La Légende des gardiens est un film d'animation sorti au cinéma le 27 octobre dernier. Je l'ai vu récemment en DVD et il m'a bien plus. Allô ciné le donne comme étant un Seigneurs des anneaux pour les enfants ce qui du point de vue de la qualité du film n'est pas faux. Mais l'histoire est bien plus simple. Bref, sur cette impulsion je me décide donc à lire les livres.
En livre il s'agit en fait d'une série de 15 tomes (!!) que j'ai découvert bien avant l'adaptation en film... mais devoir lire 15 tomes, même en poche, il faut l'envie de se lancer et le temps de le faire. Je me lance donc dans l'aventure et clôture ma lecture en une semaine. Et là c'est le soulagement : enfin un livre jeunesse que l'on peut lire sans sentir que l'on nous fait une leçon de morale ! Je trouve que ça devient rare et c'est souvent pour ça que je n'aime pas les ouvrages de jeunesse de ce genre.

L'histoire (qui diffère un peu dans le film où ils ont réunis les 15 tomes - toute l'histoire donc - sur 90 minutes) est celle de Soren, une jeune chouette effraie mâle qui, un jour, est poussé du nid par son frère aîné. Une fois au sol, il peut être la proie de nombreux dangers mais il lui arrive une chose à laquelle il ne s'attendait pas : il est enlevé et emmené dans une sorte de pensionnat rude et froid, Saint-Aegolius. Là on fait croire aux jeunes chouettes de toutes races qu'elles sont désormais orphelines et qu'elle doivent travailler pour leur nouvelle famille, la pension. Soren va rencontrer Gylfie, une adorable chevêchette elfe. Après quelques mois à Saint Aegolius et quelques mésaventures, ils réussiront à s'enfuir et rencontreront deux autres chouettes victimes de Saint-Aego, Perce-Neige et Spéléon avec qui ils entameront le grand voyage vers le Grand Arbre de Ga'hoole, résidence légendaire des non moins légendaires gardiens dont les histoires ont bercés les enfances de Soren et de Gylfie.

Une belle histoire avec des personnages que l'on a assez peu l'habitude de voir, une série longue mais qui se lit vraiment bien, même pour les adultes. Une jolie collection aussi, avec de beau dessin en couverture. Je passe donc au tome 2! Et si vous avez aimé le film, vous recommande les livres.



vendredi 25 février 2011

H comme Hambly



Le Sang d'immortalité de Barbara Hambly aux éditions Mnemos


Une histoire de vampire. Début 20ème siècle, entre Londres et Paris. Une histoire plutôt originale je dois dire. Don Simon Ysidro, vampire blond aux origines vraisemblablement ibériques, confie à un ex-espion de la couronne, désormais professeur à Oxford, et ce malgré les lois vampiriques, une délicate mission : retrouver celui ou celle qui détruit les vampires durant leur sommeil diurne. James Asher se retrouve obligé d'accomplir sa mission, la vie de sa femme est en jeu. Avec plus ou moins de facilité, il va pénétrer les secrets des vampires, plus que réticents à laisser un "vivants" s'immiscer dans leurs affaires et va finir par découvrir, outre le meurtrier, que vampires et humains peuvent être bien plus proches que ce qu'il croyait.

Ce pavé de quelques 500 pages (il est suivi par Voyage avec les morts) se lit finalement plutôt bien (c'est en commençant cette suite que la lecture, pour moi en tout cas, s'est un peu essoufflée ; je n'en parlerais d'ailleurs pas puisque je n'ai pas encore terminé cette seconde partie.) Le héros m'a semblé avoir un détachement typiquement anglais et paraît tout juste surpris de l'existence réelle des vampires. Sa femme, une jeune scientifique, qui joue à cache-cache entre sa beauté et son érudition, est plus effacée, plus fade aussi. C'est une belle histoire, à l'intrigue originale où les clans manichéens habituels se mêlent (des "bons" et des "mauvais" chez les humains comme chez les vampires.) Au final, juste un bon livre qui ne m'a cependant pas transportée.


DinoFabulo au temps des dragons

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'une manifestation, mais bien sûr autour du livre. Il s'agit d'un salon du livre jeunesse qui a eu lieu, pour la troisième année consécutive, les 18, 19 et 20 février dernier à Gannat (03)

Ce salon du livre donc s'appelle DinoFabulo, est organisé par la municipalité de Gannat (et sa médiathèque donc) en étroite collaboration avec le Rotary Club. Le thème  spécifique de cette année était les Dragons. 
Le salon se déroule sur 3 jours, le vendredi étant consacré à l'accueil des classes. Leur était proposé divers ateliers (fabrication de hérissons-livres, écriture à la plume, découverte de la reliure traditionnelle, etc.), des histoires plus ou moins mises en scène, décorer une "fresque" et rencontrer des auteurs et des illustrateurs.

Le samedi et le dimanche, le public a pu accéder au salon et rencontrer certains de ces auteurs et illustrateurs, ainsi que faire quelques emplettes aux stands de librairies. Un espace manga (avec l'association Genkibaka Clermont-Fd) a ravi les plus grands (avec karaoké sur demande!) alors que les plus petits ont écoutés quelques histoires. Certains ont même pu assister à un spectacle (entrée à 2 euros), tiré du livre La Petite fille du port de Chine, mise en scène  et joué par son auteur, Agnès Bertron. 
Au reste du menu de ce week-end, dédicaces, en folie pour certains, et à nouveaux des ateliers comme dessin de dragons pour la fresque.

Auteurs présents le samedi et le dimanche :
  • Alix Fèvre (dessin manga)
  • Patrick Goulesque et Roger Widenlocher (série de BD Nabuchodinosaure)
  • Agnès Bertron (La Petite fille du port de Chine)
  • Arthur Ténor (série L'Elfe au dragon, Sabotage en série à Versailles)
  • Philippe-Henri Turin (Charles à l'école des dragons et illustrations de Tendres Dragons)
  • Xavier Bascour (Dana au Pays des dragons)
  • Patrick Vidal (Le Chevaliers des Brumes)
  • Eric Tournaire (Les Dragons de l'Allier)
  • Tatiana Domas (Miralda)

Si vous habitez dans le coin, où que vous avez l'occasion de venir à cette époque, je vous invite évidemment à vous rendre sur le salon mais aussi à visiter la page facebook de la médiathèque pour avoir plus d'information. http://www.facebook.com/home.php#!/profile.php?id=100000048386186

samedi 1 janvier 2011

O comme Ohmi





Midnight Secretary de Tomu Ohmi - série en 7 volumes - aux éditions Soleil Manga, collection Gothic.


Pour changer un peu, voilà une série de manga, relativement courte du reste. Midnight Secretary relate l'histoire d'une secrétaire presque parfaite, entièrement dévouée à son travail. Mais aussi très dévouée à son patron, même lorsqu'elle apprendra qu'il est un vampire, allant jusqu'à le laisser lui sucer le sang. Mais beaucoup d'autres éléments vont entrer en compte : les sentiments (amour, jalousie, colère) on s'en doute aisément, le clan des vampires et leurs légendes, etc.


Les ouvrages en eux-même sont très beaux : au format manga habituel, leur couverture est noire écrite en blanc, arborant un logo chauve-souris. Il sont couverts d'une jaquette aux couleurs de l'arc en ciel. La face des jaquettes alternent : Kaya et le visage de Kyôhei, son patron, dans une croix puis inversement. Le dos des jaquettes illustrent leur histoire dans un petit bandeau : ils sont dos à dos, puis se retournent doucement, se font face, se rapprochent et s'embrassent.

Une série gothique par la présence des vampires et d'un décor assez glamour, mais aussi très romantique. Les personnages sont beaux et attachants. Rien à redire, une petite série bien menée et agréable à lire.


vendredi 31 décembre 2010

samedi 18 décembre 2010

Les Magiciens

Les Magiciens de Lev Grossman aux éditions L'Atalante.

Il y a peu de temps, j'ai participé à une formation sur la littérature de Fantasy. Bien que je n'ai pas eu le temps de lire toute la liste proposée pour cette formation (inscrite tardivement, j'ai eu la liste tardivement), je me suis efforcée de piocher dedans.
Côté jeunesse j'ai donc lu La Quête d'Ewilan : D'un monde à l'autre, premier tome d'une longue série de Pierre Bottero. Je n'ai pas aimé; peut-être trop jeune pour moi... vite lu mais pas accroché. Par contre la liste adulte m'a paru plus alléchante. 

Je me suis donc plongée dans l'ouvrage de Lev Grossman, Les Magiciens. C'est un livre que j'avais déjà repéré en librairie à sa sortie. Parce que les couvertures de l'Atalante sont belles et m'attirent; ici, un groupe de beaux adolescents, l'air "cool", en chemise-jean et sac au dos, des sorts magiques au bout des doigts. Le décor qui les englobe est le cadran d'une grosse horloge un peu particulière, aux multiples aiguilles.

Certaines des collègues présentes à la formation n'ont pas aimé ce livre, expliquant qu'il ne s'y passe rien, que les protagonistes ne font que boire et faire l'amour. Je ne dirais pas ça.
L'histoire?

Quentin, Q, un adolescent à l'intelligence au-dessus de la moyenne, mais quelque peu solitaire et asocial, se défini lui-même comme un nerd. Il vient d'une famille modeste et banale, vivant à Brooklyn et fréquente les autres "grosses têtes" de son école. Mais Quentin rêve d'ailleurs et de magie. La magie, il en fait un peu : quelques tours de passe passe et de cartes; il est même très habile pour ce genre d'exercice. L'ailleurs il le trouve dans une série de romans qu'il lit depuis tout petit et qu'il connaît par cœur : Les Chroniques de Fillory.
Quentin s'apprête à passer un entretien pour une prestigieuse école mais lorsqu'il arrive chez le vieux recruteur, celui-ci est mort. Une drôle d'infirmière lui donne une enveloppe. Lorsque dehors il l'ouvre, il découvre un dernier volume des Chroniques de Fillory, une suite non parue. Mais il y trouve aussi un papier qui s'envole avant d'avoir pu le lire. Quentin lui court après et tel Lucie Pevensie qui passe dans l'Armoire et se retrouve à Narnia, Quentin se retrouve par enchantement sur le domaine d'une école de magie. Sa vie bascule alors et il va découvrir un monde caché au sein du notre, cet ailleurs dont il a toujours rêvé. Il sera admis à Brakebills, l'école de magie; il y passe un certain temps, subit quelques rudes et moins rudes épreuves, se lie d'amitié et d'amour avant de découvrir que Fillory, son pays tant espéré existe bel et bien. Avec ses nouveaux amis magiciens il vivra balancé entre les deux mondes avant de vivre une sombre aventure et d'atteindre son rêve d'ailleurs.

Ce qui caractérise Quentin, et peut-être un peu certains de ces camarades, c'est son désenchantement : il va d'espérance en désillusion, blasé, jamais heureux de son sort mais courant sans cesse après un bonheur dont il ignore exactement ce qu'il est. Si à chaque découverte (le manuscrit donné par l'infirmière, Brakebills et la magie, Fillory, etc.) il commence par être euphorique, son émerveillement fait rapidement place à une déception sans limite; il ne trouve pas sa place en quelque monde que ce soit et semble attendre un miracle, quelque chose de transcendant qui ne vient pas. En substance, il ne se passe effectivement pas grand chose sur une bonne partie de l'ouvrage. Le lecteur commence à raisonner un peu comme le personnage : la magie, et alors? Des monstres, et alors? Je me suis sentie prise par l'intime du personnage, dans son désenchantement incessant, le voyant s'enfoncer dans le marasme gris et banal du quotidien, un peu plus à chaque déception. Pour  qu'enfin, au bout de quelques mois, une rédemption, il semble enfin trouver sa place.

J'ai vu dans cet ouvrage une vision originale du monde. L'auteur semble nous dire que malgré les déceptions, si l'on s'accroche à nos rêves, à cette part d'enfance et si on travaille suffisamment pour ça, même en croyant être au plus bas et avoir perdus ces rêves, ils finissent par se réaliser. Ce livre couleur d'ennui est comme un message d'espoir; la lumière, la couleur y surgit au tout derniers instants, alors que l'on s'attend à une nouvelle catastrophe.
C'est aussi un livre avec de l'humour et de nombreuses références à la littérature de Fantasy (Narnia, Harry Potter, etc.)

Pour conclure, je vous invite à visiter les sites internet de l'auteur : celui de l'école de magie de Brakebills et celui de Christopher Plover, l'auteur des Chroniques de Fillory... Quentin vous dirait "dommage que cette école et ces livres ne soient que virtuels"... mais qui sait ?

mercredi 24 novembre 2010

G comme Gudule






Le Gondolier des ténèbres : et autres contes de la peur de Gudule, illustré par Xavier Collette aux éditions [MiC-MaC] (2010)


Ce recueil de contes m'a tout d'abord attiré par son éditeur que je suis de près et que j'aime énormément et par ses auteurs. L'écriture de Gudule, alias Anne Dugüel, m'est plutôt familière : je crois que son roman La Bibliothécaire (voir le premier article de ce blog) est l'un des tout premiers à m'avoir marquée. Puis vint L'Amour en chaussettes, magnifique... bref, un auteur de jeunesse (mais pas que) que j'aime assez. Ensuite, Xavier Collette, l'illustrateur, que j'ai découvert avec Alice au Pays des Merveilles... ses illustrations superbes aux couleurs profondes me font proprement rêver. Elles appuient magnifiquement les textes mais comme toujours, on voudrait en voir toujours plus !

Et enfin, ce qui m'a également attiré c'est le titre du livre qui reflète toute l'ombre des histoires qu'il contient. Attention cependant certaines des histoires ne sont pas pour les petits froussards. Les textes bien que relativement courts sont plutôt efficaces, on se laisse surprendre par leur fin parfois abrupte à l'image des contes originaux et non de ceux, remaniés et édulcorés, de nos enfances. L'objet livre en lui-même est un grand album sombre, très agréable à tenir et doux au toucher.

Un magnifique album et qui sait, un cadeau de Noël ?


mardi 2 novembre 2010

P comme Pissenlit




Odette ou les tribulations d'une pigeonne de Lili Pissenlit aux éditions [MiC-MaC] (2009)

C'est l'histoire d'Odette, une pigeonne au grand coeur. Soignée par une petite fille, elle décide de rester pour un temps avec elle. Mais la petite Clara a décidé que Odette était un pigeon voyageur homosexuel. Elle lui confie donc la délicate tâche de porter du courrier à Mamie Pomme. La vieille dame est en pensionnat pour cause d'Alzheimer et Odette, qui accomplit sa mission de coursier à merveille, va se rendre compte de la souffrance de Clara et de sa grand-mère, due à la distance et à la maladie.

Le tout raconté par Odette elle-même, c'est un livre jeunesse plein d'un humour appuyé par les illustrations de Marie-Claire Roux, et plein de tendresse. Un petit roman assez simple mais à la formule plutôt efficace pour un sujet parfois délicat à aborder avec des enfants, au sein d'une famille. Un délice à découvrir par vous-même!

mercredi 27 octobre 2010

R comme Rice


L'Heure de l'ange de Anne Rice ....


Voici une œuvre toute fraîche de l'auteur aux vampires si connus! 

On peut dire que le héros, Lucky, est un tueur parfait, presque un fantôme : il est agile et très intelligent et passe d'une identité à l'autre sans aucun problème. Il tue ses victimes désignées à l'aide d'un poison indétectable; on le surnomme le tueur à l'aiguille. Mais il ne sait pas vraiment pour qui il travaille, il espère juste être du côté des "gentils". Il a ses petites habitudes un peu partout mais sa vie va être littéralement chamboulée lorsqu'il apprend que sa dernière mission se situe dans une suite d'immeuble qu'il fréquente assidûment. Après son forfait, survint un ange qui lui montre l'histoire de sa propre vie et finit par lui offrir une rédemption : se mettre au service de Dieu. "Lucky" sera alors envoyé dans une autre époque pour aider un couple de Juifs aux prises avec des Chrétiens...

Pas grand chose à dire sur cette œuvre. Lors de la première partie où "Lucky" se présente, on ne sait pas vraiment où il veut en venir. Puis il rencontre l'ange et on se demande où ça va le mener. Enfin, il effectue sa mission de rédemption et là encore on se demande comment cela va se terminer, s'il va réintégrer son époque ou rester dans le passé. Les lieux et les époques se sont un peu mêlés dans ma tête et il ne ressort pour moi pas grand chose de cette histoire. La lutte Chrétiens/Juifs se passe en Angleterre et à Paris pour l'essentiel; le sujet est intéressant mais un peu "posé-là".

Opinion mitigée donc sur cet ouvrage.


jeudi 30 septembre 2010

D comme Debois


Ash 1/2 : Anguis Seductor Hominum de François Debois (scénario) et Krystel (dessin et couleur), Soleil 2010.

Une couverture sombre dans les tons bruns tendant au vieux rose, représentant une jeune fille au visage de poupée asiatique... dentelles aux manches, croix autour du cou, cheveux bruns et peau pâle... et des yeux rouges. En première et dernière page, la jeune fille en noir et blanc, l'air farouche.

L'histoire commence avec Faust, un jeune et riche gentleman. Avec l'aide d'un moinillon et d'un robot, il retrouve un sanctuaire et en libère l'otage : Ash, une jeune fille qui aurait dormi là pendant des siècles, enfermée par l'Eglise. Ash : Anguis Seductor Hominum, "le serpent corrupteur des hommes"... elle ne sait plus vraiment qui elle est ni ce qu'elle a fait. Faust l'a libérée pour se servir d'elle : selon lui elle détiendrait le secret de l'éternité. Mais Ash va lui échapper et va d'abord trouver une bande de petits bandits qui deviendront ses amis et la feront placer comme servante dans un pensionnat de jeunes filles. Là Ash va découvrir ses pouvoirs et gagner petit à petit la confiance des pensionnaires. Grâce à tous ses amis, elle poursuit la quête de son identité...

Une belle BD dont j'attendrais impatiemment la suite. Les personnages nous rappellent les "ball joined doll" asiatiques, avec de grands yeux (ici.) Un dessins net et des couleurs flamboyantes (belles nuances de bleus, chevelure rouge...) Une histoire fantastique comme on les aime, mystérieuse et alléchante à souhait avec un peu de sang, un peu d'érotisme et un peu de religion. 48 pages délicieuses et une fin de premier tome magistrale.

lundi 13 septembre 2010

B comme Brasey




Les Loups de la pleine lune : carnet retrouvé dans un manoir en ruine de Edouard Brasey, Le Pré aux clercs (2005)

Cette histoire commence par une note de notaire à un sous-préfet qui désire disposer du domaine de Mortemare. Le notaire précise à son destinataire qu'il lui joint un dossier relatant des évènements étranges qui se seraient passés dans ce manoir; ce document compose l'histoire même de ce livre.
Il s'agit des mémoires de Raoul Folerrand, jeune viticulteur qui, se promenant puis s'égarant, tombe par hasard sur le domaine de Mortemare. Le lieu est peu accueillant. Cependant le jeune homme va rencontrer les trois uniques habitants des lieux : Joseph, un serviteur repoussant et muet, le baron, un être diminué et bougon et la baronne, à la beauté froide, irréelle et sans âge.
Raoul va se trouver piégé, malgré lui, dans une histoire rocambolesque où la lune et les loups semblent se lier pour tisser une toile de folie autour de leur victime. Une histoire en clair-obscur où personne n'est ce qu'il semble être.

Le livre est assez court et l'histoire est bien écrite. "On s'y croirait" pourrait-on dire, au bord de ce lac brumeux les soirs de pleine lune. Quelques croquis agrémentent l'histoire, sans nous montrer aucun des personnages, n'empiétant ainsi pas sur l'imaginaire du lecteur. Un livre plein de surprises où l'on ne fait que pressentir le danger mais où l'on se retrouve nez à nez avec lui au détour de la page.