vendredi 21 novembre 2008

Royaume magique à vendre !

Royaume magique à vendre ! de Terry Brooks chez J'ai lu - fantasy

Ben Holiday est avocat. L’un des meilleurs. Mais sa vie l’ennui profondément : le système judiciaire de son pays n’est plus à la hauteur de ses espérances, ne correspond plus à ses idéaux. Pourtant, depuis la mort de sa femme Annie, deux ans auparavant, Ben s’est plongé dans le travail, pour oublier la douleur de cette perte. En vain, le souvenir est trop tenace.
Alors, quand il trouve une annonce, dans un luxueux et renommé catalogue, d’un royaume magique à vendre, il est troublé. En effet, difficile de croire à ce genre de chose ; mais Ben veut y croire et il se décide à troquer un million de dollars contre ce que son collègue et seul ami se borne à appeler une supercherie.

Une fois le royaume acheté et Ben dans la place, tous les éléments de conte de fée promis par l’annonce sont bien là : demoiselles, dragon, sorcière, créatures de toutes sortes. C’est pourtant d’un royaume en déperdition qu’a acquis l’avocat et le seul moyen de lui redonner son prestige est d’en devenir le roi. Plus facile à dire qu’à faire car Ben est un roi sans cours, sans armée, non reconnu par ses sujets, avec pour seul équipage, deux kobolds, un humain transformé en chien et un magicien débutant et maladroit. Commence alors une quête d’apprentissage et de courage où Ben devra demander l’allégeance de chaque peuple de créatures et démontrer sa légitimité au trône. Sans oublier que le temps lui est compté : les démons convoitent la place…

Encore une œuvre de fantasy en plusieurs tomes. Ce premier livre se lit cependant assez bien tout seul, et malgré une fin tout à fait correcte, on sent bien que l’auteur n’en a pas fini avec son héros.
Ce Ben est un gars qui m’est sympathique : il est avocat, donc bien ancré dans la réalité de nos quotidiens mornes et complexes et pourtant il n’hésite pas beaucoup avant de tout plaquer pour croire à un rêve.
Petit à petit il va apprendre tout ce qu’il doit savoir sur le royaume et fait preuve d’intelligence et de réflexion. C’est d’ailleurs assez plaisant puisque l’écriture à la troisième personne ne nous permet pas de suivre ses pensées et bien que l’on connaisse les mêmes informations primordiales, on ne voit pas la solution aux différents problèmes qu’il rencontre : il y a donc une découverte totale de la suite des évènements, au fur et à mesure qu’ils se produisent et non un « on s’y attendait. »


Je pense qu’il n’est pas un mauvais ouvrage pour ceux qui veulent commencer à lire de l’imaginaire. Le début est ancré dans la réalité et la majeure partie des évènements qui se déroulent dans le royaume magique concerne des problèmes de roi tout à fait banals. Les éléments imaginaires (créatures, magie) sont traités de manière assez naturelle et non de façon appuyée et incroyable… cela reste quand même de la fantasy. Il n’y a évidemment que le passage d’un monde à l’autre qui peut être un peu dérangeant pour qui n’a pas l’habitude de ce genre de lecture : c’est un passage abrupt, l’on est dans une grotte et l’instant d’après, dans une prairie.

samedi 27 septembre 2008

Fascination

Fascination de Stephenie Meyer collection Black moon chez Hachette jeunesse.


ENFIN !

Oui, c'est un vrai cri de soulagement. Enfin un livre qui transporte! Ouf, je commençais de désespérer de n'avoir que des "ouais", "bof" ou "pas mal", "pourquoi pas." A relire les articles des mois précédents, un roman ne m'avait pas enthousiasmée autant depuis au moins Mars... et encore!




Fascination, c'est l'histoire de Bella, une lycéenne dont la vie nous semble tout ce qu'il y a de plus banale : parents séparés, mère excentrique et père solitaire. Bella vivait au soleil à Phoenix, avec sa mère et le copain de celle-ci. Et puis, elle décide de déménager (là que commence le roman, elle est à l'aéroport.) et d'aller vivre dans une ville beaucoup plus petite, chez son père... dans un coin au climat triste, froid et pluvieux. Ce qui lui promet une vie plutôt ennuyeuse; mais à Forks, Bella passera moins inaperçue que ce à quoi elle s'attendait (bon elle est très connue parce que son père est chérif aussi...) Elle se fera des ami(e)s et pas mal de prétendants.

Adolescents énigmatiques, Edward Cullen et sa famille (deux soeurs, deux frères...) ont la peau anormalement pâle, une beauté à couper le souffle, sèchent régulièrement les cours, ne mangent pas et se tiennent à l'écart de tous. Bella va s'intéresser d'un peu trop prés au trop beau Edward... Celui-ci se montre lunatique, tantôt la dévisageant avec curiosité tantôt la fuyant ou se montrant agressif. Et puis, un jour il va lui sauver la vie...



Pour ma part, j'ai beaucoup aimé le style de l'auteur. Les émotions sont communiquées sans mots lourds. On voit Bella et Edward se rapprocher, on les voit tomber amoureux avant qu'eux-même ne l'avoue, sans que cela enlève le moindre suspens. C'est une écriture plutôt subtile qui correspond bien aux personnages. Bella, qui se trouve insignifiante n'est pas dénuée d'intelligence. Edward est parfait. Inhumain certes mais parfait. Il a toute les qualités que l'on rêve pour un... ;-)


Bref, ils sont attachants et l'intrigue nous tiens. Même à la fin, on en voudrait encore.
La bonne nouvelle c'est qu'il existe trois tomes (et bientôt 4), respectivement, Fascination, Tentation, Hésitation et en octobre sortira Révélation.

Patience, attendons la suite. (La suite! la suite! la suite!)
Au cinéma prochainement! (Janvier 2009!)

Plus d'infos sur ce film

mercredi 17 septembre 2008

Un après-midi avec Rock Hudson

Un après-midi avec Rock Hudson de Mercedes Deambrosis chez Points Seuil.

Il y a des livres dont on se dit "comment j'ai pu dénicher ça, et où?" C'est le cas de ce petit poche. Où, je ne sais pas mais c'est un cadeau que l'on m'a fait (merci tatie!) Quant à comment... là aussi, mystère!

C'est un après-midi raconté en une centaine de pages. L'après-midi de Dorita et de Carmen. Elles étaient camarades de lycée et ont toutes deux la cinquantaine je crois. La première a tout réussi : mari médecin, bijoux, fourrures, enfants qui ont quittés le nid familial. Carmen, elle, est restée vieille fille, s'occupant des enfants de sa soeur, etc.
Lorsqu'elles se retrouvent cet après-midi là, elles vont simplement boire un café... et de fil en aiguille s'entraîneront dans une drôle de soirée. Carmen ressasse son amour pour un acteur américain, Dorita se montre trop aguichante.

Paraît que c'est un livre drôle. Je cherche encore. Certes ce n'est pas du premier degré mais il y plus de cruauté que d'humour, pour moi, dans ce livre. Un drôle de livre. Les deux femmes sont agaçantes, l'une car trop extériorisée et un peu bourgeoise, l'autre car justement pas assez.
Je ne peux pas dire que j'ai aimé ce livre. Ni que je n'ai pas aimé. C'est encore un ouvrage à classer dans les "qu'en penser ?" C'est cependant à lire, pour voir.

mardi 16 septembre 2008

The Midnight Library : Les Voix

Les Voix (The Midnight Library, vol. 1) de Nick Shadow chez Nathan.


En général, je n'aime pas vraiment les bouquins de chez Nathan. Trop scolaires, trop ce qu'on donne aux jeunes pour les faire lire et non pour leur plaisir.


De cette série, je m'attendais à de l'histoire d'horreur à la Chair de Poule, me souvenant vaguement comment, à l'époque des tout premiers tomes je les dévorais (1 par soir au moins!)
Ici, rien de tout cela. L'auteur commence par mettre en garde : ne serait-ce pas ça qui gâche un peu le plaisir de se faire peur?

Je n'ai lu que la première nouvelle. Au début, c'est plein de promesse, car on ne voit rien d'extraordinaire et on se demande justement ce qui va se passer. La mère de Kate, une ado, est malade... on s'imagine un tas de trucs, quelles horreurs les médecins vont lui trouver, etc.


En fait c'est une minable histoire de don, qui se transmet de mère en fille; la capacité de capter les conversations téléphoniques des gens dans sa propre tête, rien qu'en se trouvant à proximité d'une antenne télécom!
Même la fin, abrupte, est sans grand intérêt pour ma part; d'ailleurs je ne me suis même pas aventurée à lire les autres nouvelles. Pour ceux qui ne le liront pas... Kate apprend donc ce don, sa mère guérit (elle était malade de retenir le don en elle! ) et va évidemment vouloir aider les gens. Son don la trompe, lui faisant entendre une partie de conversation plutôt ambiguë... Kate crois que le plus beau type de son école veut sortir avec elle. Elle manque de le lui avouer mais remarque juste à temps qu'il s'agit d'une autre fille de son école qui s'appelle Kate. Quelques temps après, une conversation lui révèle un cambriolage chez sa meilleure amie partie avec ses parents en week-end. J'abrège : ce n'était pas son amie que les voleurs qui s'étaient fait surprendre cherchaient mais elle-même, Kate. Ils la trouvent et les voix de Kate dans sa tête se stoppent. Gros sous-entendu, ils l'ont tuée.


Bref. Je n'ai absolument pas aimé. Dommage car la couverture et le titre étaient prometteurs.