jeudi 28 février 2008

Angel Sanctuary

Angel Sanctuary de Kaori Yuki chez Tonkam (ils viennent d'en sortir une belle version collection!)


Ma découverte des mangas fut assez brutale. Parachutée en IUP avec quelques fanas du genre et dont, pour faire court, l'une d'elle m'a scotché Angel Sanctuary dans les mains.
Je n'ai pas lu beaucoup de série en entier et je n'y connais pas grand chose mais je pense que les connaisseurs diront qu'il n'y a pas plus tordu qu'Angel Sanctuary.

Je me suis donc plongée dans cette série de 20 tomes...


Tout commence par d'étranges disparitions. La distribution d'un jeu vidéo révolutionnaire qui augmente les absences sur les bancs de l'école n'y est pas étranger. Un frère et sa demi-soeur. Là où ça semble se compliquer c'est que Setsuna, le garçon, est amoureux de Sarah, sa soeur donc. Amour interdit mais partagé. La mère veut les séparer; ils vont s'enfuir. Là où ça se complique réellement c'est lorsqu'ils vont découvrir qu'ils sont l'un et l'autre les réincarnations d'anges jumeaux grâce à l'intervention de démons...


Pour vous aider à comprendre je crois qu'un lien wikipedia n'est pas de trop: http://fr.wikipedia.org/wiki/Angel_sanctuary




Donc l'histoire en elle-même est complexe. Le style, tout en longueurs (combien mettront-ils de tomes à comprendre ce qu'ils sont? Et à comprendre quels enjeux cela implique?) est assez complexe également. Et si vous n'êtes pas branché mystique ça devient de la torture: vous avez révisé votre hiérarchie des anges, archanges et autres créatures célestes et démoniaques? Des anges à moitié robot, un Dieu inexistant (?), des démons qui aident des anges, et une fin du monde.

Mon avis au final n'est ni positif, ni négatif, je ne sais simplement pas quoi en penser (et en plus, j'ai pas tout compris)... et je crois que plein de choses se verront après une deuxième lecture... d'ici quelques années.

lundi 18 février 2008

Babelio et Masse Critique

Alors si j'ai bien tout compris, c'est l'histoire de trois ours qui voulaient discuter de livres et faire lire le monde...
"Babelio est un nouveau site destiné aux amateurs de livres en tous genres. Il vous permet de créer une bibliothèque virtuelle pour classer et partager vos lectures favorites"
http://www.babelio.com/index.php

Mais Babelio c'est aussi Masse critique
http://babelio.wordpress.com/page/2/

Donc, j'ai eu la grande chance d'être sélectionnée pour deux ouvrages pour la seconde édition de Masse critique...

Rendez-vous d'ici quelques temps pour les critiques! Zut, y'avait la dédicace de la BD que je vais recevoir! :-(

jeudi 7 février 2008

Mélancolie verte



Petite création perso tant pour le texte que l'image (éléments pris sur le net)

mardi 22 janvier 2008

La Mécanique du Coeur


La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu aux éditions Flammarion


Il y a peu de temps, je me baladais en librairie quand une couverture a attirée mon regard. Première pensée: Tim Burton aurait-il écrit un roman? Après tout ce n'était pas si bête, il y a bien déjà La Triste Fin du petit Enfant Huître et Autres histoires donc... et puis une couverture comme celle-ci, noire, grise et blanche, avec des étoiles et des personnages comme des pantins. Mais ce n'était pas un Tim Burton, c'était Mathias Malzieu. Quelques temps plus tard je cédais à la tentation et achetais cette merveille.
Je ne savais pas grand chose alors. Ni que l'auteur était le chanteur du groupe Dionysos (que je ne connais que de nom d'ailleurs, mais vais aller voir ce qu'ils chantent), ni qu'Olivia Ruiz, chanteuse que j'apprécie, était mêlée à cette affaire.

Outre la couverture, l'histoire m'a fait penser à du Burton: un petit garçon, qui s'appelle... Jack (encore un!) un pays froid (l'Ecosse), une atmosphère étrange... C'était un nouveau Sleepy hollow ou un Edward aux mains d'argent... Et puis, il me semble bien avoir vu une critique de l'ouvrage dire qu'il y avait bien une ressemblance à Burton... Donc je cédais.




La Mécanique du coeur est un ouvrage plutôt universel: derrière une histoire rocambolesque, des petites leçons de vie sur l'amour et la mort, la fragilité des êtres, leur inconstance, leurs sentiments, le temps qui passe.
Pour ceux qui ne l'ont pas lu c'est l'histoire de Jack, un petit garçon au coeur défaillant. Madeleine, une vieille femme que l'on prend pour une sorcière, sage-femme des prostituées, le recueille et greffe sur son coeur une horloge. Jack va entreprendre un long voyage, l'aventure de sa vie, pour retrouver une petite chanteuse entrevue alors qu'il avait 10 ans. Leurs différences, leurs particularités vont tour à tour les rapprocher puis les éloigner.
C'est un conte et je ne trouve pas sa fin particulièrement heureuse mais plutôt très mélancolique. C'est cependant un beau conte, où le prince charmant est un petit bonhomme, peu sûr de lui, tout en fragilité et très rêveur comme le paraissent rarement les princes, les hommes. C'est un peu ce que devient, je pense, l'homme moderne, en prenant conscience de sa fragilité et de sa maladresse. Aussi en commençant à comprendre, comme le héros, que lorsqu'il s'agit d'amour, faire de son mieux n'est pas suffisant, qu'il faut d'abord comprendre l'autre en se mettant réellement à sa place, faire disparaître toute trace d'égoïsme... et que lorsqu'une catastrophe est amorcée, plus rien ne peut lui faire faire demi-tour. Ce que j'appelle l'amour absolu et qui est impossible à attraper: faire disparaître toute trace d'égoïsme, ne pas aimer pour être aimé mais simplement pour donner ("sans rien attendre en retour" si ça vous rappelle une chanson.)

" Ton coeur n'est qu'une prothèse, il est plus fragile qu'un coeur normal et ce sera toujours ainsi. Les émotions ne sont pas aussi bien filtrées par les mécanismes de l'horloge qu'elles le seraient par les tissus. Il faut vraiment que tu sois très prudent. Ce qui s'est passé en ville quand tu as vu cette petite chanteuse confirme ce que je craignais: l'amour est trop dangereux pour toi."